<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549</id><updated>2011-07-07T16:16:52.709-07:00</updated><title type='text'>Apologie du moi</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-6947118224285346151</id><published>2009-03-11T02:16:00.000-07:00</published><updated>2009-03-10T18:24:16.013-07:00</updated><title type='text'>La fin d'un chapitre</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Très chers lecteurs (et amis pour certains), dans la vie d'un homme qui obéit aux dures lois du temps, de l'espace et de la détresse psychologique, arrive un moment où l'esprit ne suffit plus à maintenir la conscience hors de la cage virtuelle de l'apathie.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Nous pensons tous trouver (ou avoir trouvé) des moyens propices à notre épanouissement et à faire quelque part la découverte d'un nouveau canal d'expression. Ce canal, que nous utilisons pour nous livrer aux autres, peut prendre différentes formes : la musique, le dessin, le théâtre, la cuisine, la photographie, l'écriture ou encore la sodomie. Pour ma part, l'écriture a été mon canal d'expression, d'où l'existence de ce blog. Pendant un temps, cet exutoire littéraire a été salvateur pour ma santé mentale. Mais le monde et les affres de la vie auront toujours une suprématie écrasante sur la manière dont nous (et là je parle de la catégorie de gens à laquelle j'appartiens : "les grands prématurés de la vie") percevons la réalité.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Ma pute de mère m'a expulsé de son placenta au bout d'à peine 7 mois de grossesse et c'est je crois, le facteur déterminant qui m'a toujours poussé (malgré moi) à mener une existence au bord de la courbe de la "normalité". Lorsque ta vie débute 2 mois avant le point zéro du commencement, tu te dis que tu as peut-être expérimenté une forme de voyage dans le passé t'offrant la possibilité d'être spectateur d'une période que tu as failli rater. Sauf que bien des années plus tard, ton corps se souvient encore de ce voyage sur l'asymptote de la vie où des tubes en plastique et en caoutchouc te sortaient par tous les orifices. Ton organisme en porte encore les stigmates invisibles alors que ton cerveau bourré de gras, de synapses et de neurones que tu détruis avec l'alcool et les mauvaises drogues, n'était pas encore assez opérationnel pour générer des souvenirs (même flous) de ce très mauvais trip.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Avec un temps d'avance sur les autres, tu t'imagines déjà jouissant ton sperme sur les seins de ta prof de dernière année de maternelle alors que tu es encore persuadé que le Père Noël existe et qu'il t'apportera l'île des pirates en Lego. Puis tu grandis et tes hormones te travaillent de plus en plus. Tu aimerais toucher les filles là où c'est interdit et passer du temps en leur compagnie mais pour ça, il faudrait que tu sortes plus de chez toi, ce qui devient impossible à cause de ta schizophrénie effective latente qui couvait depuis ta naissance et qui commence à pointer le bout de son cul.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;En effet, pendant toute ma prime jeunesse, j'avais peur des gens et du monde qui m'entourait. Cette forme d'agoraphobie doublée de paranoïa dura jusqu'à l'adolescence où j'eus une révélation : en fait, je haïssais simplement le monde parce que je ne le comprenais pas (et c'est toujours le cas aujourd'hui). Le sentiment de haine te fait passer de "trouillard peureux" à "gros connard qui se sent intouchable". Cette haine s'est accrue avec le temps et m'a donné un sentiment de puissance qui m'a progressivement déresponsabilisé de l'ensemble de mes actes. Si vous voulez des exemples, (re)lisez le blog en entier avant que je ne le ferme définitivement (le 28 mars).&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Je ne me sens pas à ma place à cause de mon avancée temporelle car les gens semblent toujours décalés par rapport à ma perception de la réalité. J’évolue sans cesse dans un alter-monde où je suis seul maître à bord et où l’ordre établi laisse place au chaos perpétuel qui m’empêche de planifier des choses. Pour moi la notion de "plan" est inexistante, mes choix, mes décisions ou mes actes se succèdent pour intervenir dans un futur immédiat. J’ai pourtant essayé de "m’adapter", mais en vain. Quoique je fasse, je me retrouve à la case départ.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Un homme (au sens humain) reste un homme (toujours au sens humain) et je pense que mon erreur a été de faire croire à mon cerveau que la réalité était autre que ce qu'il analysait. Il s'en est suivi un brusque, violent et triste retour à la vie réelle. Cette noire puissance qui faisait ma carapace s'est fissurée à la mort de ma mère pour finalement voler en éclats lorsque mon meilleur ami a trouvé la mort en conduisant ivre (il l'avait bien cherché, mais c'était quand même mon ami). Je n'ai donc plus trouvé la force d'écrire sur ce blog puisque la réalité que je croyais légère était soudain devenue très lourde de sens et de conséquences. Aussi n'ai-je rien trouvé de plus intelligent que de prendre certaines substances comme le LSD, qui a tendance (pendant la dizaine d'heures que durent les effets de cette drogue) à me replonger dans l'époque où le monde m'effrayait. Cumulés sur plusieurs jours, les effets de la drogue ont induit chez moi une régression psychologique progressive où mon esprit se rapprocha peu à peu de ma vie de bébé, 2 mois avant son commencement. J'entrevois donc aujourd'hui les bribes de souvenirs enfouis que je croyais inexistants et qui me renseignent sur ma vie de prématuré.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Au commencement de la vie, il y a la lumière qui vous éblouit. Au commencement de la mienne, la lumière m'a effleuré pour laisser place à une période de néant dont je ne saurais définir la durée. Et ces derniers temps, j'expérimente des voyages qui me permettent d'explorer ce néant endormi pour mieux l'affronter lorsqu'il se réveillera...&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Bref, je vous souhaite une vie longue et pleine de rebondissements et n'oubliez pas que j'aurai toujours 2 mois d'avance sur vous.&lt;/p&gt;   &lt;p style="font-family: trebuchet ms;" class="p1"&gt;Cordialement, FRED.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-6947118224285346151?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/6947118224285346151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=6947118224285346151&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6947118224285346151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6947118224285346151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2009/03/la-fin-dun-chapitre.html' title='La fin d&apos;un chapitre'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-4923625278964138205</id><published>2008-12-13T03:10:00.000-08:00</published><updated>2008-12-14T10:06:24.033-08:00</updated><title type='text'>Confrontation</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je suis devant Soso qui dort, complètement nue sur mon lit. La couette a glissé en grande partie à l'extérieur du lit, ce qui me permet de voir tout ce qui m'intéresse.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Trois possibilités s'offrent à moi :&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;a - Je saute sur Soso et je la viole.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;b - Je la réveille brusquement et lui dis : "qu'est-ce que tu fous là (ajouter un "grosse pute" serait un plus) ?"&lt;br /&gt;c - Je vais taper mon nom dans google pour voir mon classement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;d - Je vais pisser&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt; (merde, ça fait quatre).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur attentif se souviendra que dans le précédent post, je me dirige initialement aux toilettes lorsque je me rends compte que Soso est à poil dans mon lit. Comme chacun hiérarchise l'ensemble de ses priorités comme bon lui semble, je choisis la réponse "d". En effet, niquer donne envie de pisser au bout d'un certain temps, je me dois donc de satisfaire ce qui, plus qu'une envie, est un besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse donc un répit à Soso et me dirige vers les toilettes. J'en ressors et réalise que je suis moi-même tout nu. Je cherche rapidement un truc pour m'habiller (je vais essayer de ne pas effrayer la fille nue dans mon lit) et retourne dans la chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis : "Allo connasse, on se réveille !" J'attrape un coussin et lui balance en pleine tête.&lt;br /&gt;Elle se réveille doucement :&lt;br /&gt;- Hein ?! Quoi ? Mais qu'est-ce que tu fous à poil Fred ? Avec juste une écharpe autour du coup en plus ? (c'est tout ce que j'ai trouvé en sortant des toilettes)&lt;br /&gt;- Euh... je trouve que ça fait coquet. Et puis toi aussi t'es à poil, c'est celui qui dit qui l'est.&lt;br /&gt;- Ne me dis pas qu'on a..."&lt;br /&gt;- Probablement... et tu as du sang au coin de la bouche.&lt;br /&gt;- Quoi ?! (elle s'essuie la bouche du revers de la main).&lt;br /&gt;- Tu as tes ragnos en ce moment ?&lt;br /&gt;- Euh... oui...&lt;br /&gt;- Alors je t'ai certainement joui dans la bouche, d'où le sang... Ne me remercie pas d'avoir résolu cette énigme, c'est peu de chose en vérité.&lt;br /&gt;Ses yeux s'écarquillent d'un coup puis, elle se lève d'un coup sur le lit, droite comme un "i" et fonce dans ma salle de bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je colle l'oreille à la porte, je l'entends pleurer et faire tomber des objets de masse et de consistance hétéroclites sur le carrelage.&lt;br /&gt;Je dis : " Aller Soso, c'est pas grave. Je ne m'en souviens même pas de toutes façons."&lt;br /&gt;Elle pleure encore plus fort, c'était peut-être pas la bonne technique d'avoir dit ça.&lt;br /&gt;- Aller ne fais pas la gamine, ouvre cette porte, laisse-moi entrer.&lt;br /&gt;- ... elle est pas fermée pauvre connard !&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ouvre la porte. Soso est dans la baignoire en train de pleurer. Elle m'a mis un sacré merdier dans cette salle de bain. Je la regarde. Elle est vraiment belle et bien foutue. Elle grelotte comme une conne à cause du froid de la baignoire.&lt;br /&gt;Elle s'arrête de pleurer et me regarde dans les yeux en me souriant. Elle dit :&lt;br /&gt;- On remet ça ?&lt;br /&gt;- Aller, Rock'n'Roll.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-4923625278964138205?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/4923625278964138205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=4923625278964138205&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4923625278964138205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4923625278964138205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/12/confrontation.html' title='Confrontation'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-3035190732655001537</id><published>2008-11-28T04:23:00.000-08:00</published><updated>2008-12-04T08:58:56.062-08:00</updated><title type='text'>Oups...</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je me réveille quelque part dans mon appartement. Je réussis à ouvrir les yeux pour me rendre compte que je suis allongé sur le sol, juste devant mon canapé (c'est con, si près du but...). Mon téléphone vibre, c'est un message d'Adrien : "Wouhou ! J'ai dormi avec une fille, ça m'a fait saigner du nez comme dans les mangas !"&lt;br /&gt;Je me lève difficilement et ouvre complètement les yeux au moment où je me bouffe le coin de la table basse en pleine tête. Je constate qu'il est 10h, je vacille, m'écroule sur le canapé et me rendors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille à nouveau, alerté par la sonnette de ma porte. DRING DRING ! Et ça recommence... et encore... et encore... Puis ça s'arrête.&lt;br /&gt;Là, je m'aperçois que je suis encore allongé sur le sol. La sonnette retentit à nouveau. Elle sonne de façon régulière. Je me lève et me précipite vers la porte. J'en profite pour me prendre le coin de ma table basse dans le tibia, c'est gratuit et ça fait toujours plaisir. J'ouvre la porte : personne. Mais la sonnette braille toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7 secondes plus tard) Putain, c'est la sonnerie de mon téléphone. Je retourne vers la table basse où la sonnerie du téléphone (et donc le sus dit téléphone) continue de pourrir le doux silence de mon appartement. Je décroche : "Allo Fredo ? je te réveille pas ? Connecte-toi tout de suite à Internet, je t'ai envoyé le lien d'une vidéo, tu vas trop te poiler !"&lt;br /&gt;- Putain Romain, tu sais quelle heure il est ?&lt;br /&gt;- 14h34.&lt;br /&gt;- Quoi déjà ?! Ok... bon ouais, je regarderai ça tout à l'heure...&lt;br /&gt;- Non, tout de suite.&lt;br /&gt;- Plus tard.&lt;br /&gt;- Ouais. Bon, sinon ça s'est passé comment avec Soso ?&lt;br /&gt;- Je sais pas, je me rappelle pas. Elle doit être chez elle ou quoi.&lt;br /&gt;- Mon cul ouais, elle est chez toi, elle est rentrée avec toi hier soir.&lt;br /&gt;- ... c'est pas mon genre.&lt;br /&gt;- Je crois qu'hier, tu as fini par faire une exception.&lt;br /&gt;- Ben écoute, je la vois pas là...&lt;br /&gt;- Ouais... ah au fait, je me disais hier : "Pissandre", c'est pas un prénom.&lt;br /&gt;- Et ?&lt;br /&gt;- Ben je te le dis, c'est tout.&lt;br /&gt;- Je te laisse, je vais essayer de me mouvoir chez moi sans me blesser.&lt;br /&gt;- Yep, ça roule bichon. Prends soin de toi, mange six fruits et légumes par jour, fais de l'exercice, manger-bouger... tout ça...&lt;br /&gt;- Ouais, bisou.&lt;br /&gt;- Pareillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fouille dans ma cuisine pour me trouver un truc à grignoter : des biscuits, des triscuits, de l'huile d'olive, des sauces périmées, du sel trop humide pour être utilisé, du blanc de poulet devenu violet, des aspirines en comprimés et du lait... je regarde l'étiquette : ouais, lui aussi périmé. J'abandonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'allume mon ordinateur et le temps qu'il démarre, je vais aux toilettes. En passant devant la porte de ma chambre, une question me vient à l'esprit : pourquoi Marty ne se tape-t-il pas sa mère quand il se trouve dans le passé ? Elle est quand même vachement bonne...&lt;br /&gt;Puis, une seconde question se pose à moi : il est devenu quoi depuis tout ce temps le mec des blagues de Toto ? Il est pas en H.E.C. ou un truc du genre ?&lt;br /&gt;Je pousse la porte de ma chambre : la réponse à une troisième question me pète à la gueule alors que je découvre Soso complètement nue dans mon lit.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-3035190732655001537?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/3035190732655001537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=3035190732655001537&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3035190732655001537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3035190732655001537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/11/oups.html' title='Oups...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-648765850395015047</id><published>2008-11-17T04:24:00.000-08:00</published><updated>2008-11-17T05:13:36.018-08:00</updated><title type='text'>Fin de soirée</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Marjorie est en train de m'engueuler : "Comment ça t'as besoin que Sophie vienne te libérer ? Hein ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Ah, c'est pas parce que je t'ai aussi traitée de grosse pute que tu t'énerves ?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;- J'allais y venir petit connard !&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Soso m'avait entendue elle aussi. Elle se dirige vers nous, l'air intriguée. Elle tient une verre de champagne à la main... hé mais son décolleté est plus large que tout à l'heure non ?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Je dis : "Où as-tu trouvé du champagne ? Soso... on voit pratiquement tes seins là..."&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;- C'est pas du champagne, c'est du vin blanc mélangé à la de limonade. Astucieux non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Ben ça dépend, c'est pas un peu dégueulasse ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Complètement !&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- Ah je me disais, parce que...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;- Bon c'est fini vous deux ?! On discutait là...&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Soso m'attrape et m'embrasse sauvagement. Puis elle regarde Marjorie et dit : "Maintenant il est à moi, va te chercher un danseur de tektonik de plus de 30kg. Fred a beaucoup souffert ces derniers temps, fous lui la paix."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Marjorie baisse la tête et s'en va en direction du balcon, probablement pour fumer une clope... ou pour sauter. On sait pas !&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis : "Merci ma Soso, je sais que je peux compter sur toi, t'as toujours été là pour moi. Je dis pas ça spécialement pour Marjorie, mais c'est toi qui m'a traîné de force au cimetière pour voir ma mère, tu t'es toujours occupée de moi..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;- C'est parce que je t'aime mon Fred, mais là tout de suite je vais aller vomir...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;- Le faux champagne ?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;Elle me fait signe que oui tout en se dirigeant vers l'autre bout du salon.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Ah... elle n'a pas eu le temps d'atteindre les toilettes... Aïe ! Sur le gâteau d'anniversaire en plus. Attendez... c'était un anniversaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fonce sur le balcon. Je ne vois pas Marjorie. Je regarde dans la rue, par acquis de conscience : je vois des pompiers. Ils ramassent le clochard sur lequel crachait Anus. J'arrache un bouquet de géraniums (euh le pluriel de "géranium", c'est pas "gérania" ? Non parce qu'en latin : templum, templum... templa... accusatif pluriel, non ? Ho et puis merde !). Donc je me saisis de mes gérania (si si, j'y tiens) et retourne précipitamment dans le salon. Là, je vois Soso qui est encore à genou, réalisant que le gâteau n'aura certainement plus jamais le même goût. Je tends mon bouquet à Claire, à moitié en larmes à la vue de son gâteau au vomi de faux champagne.&lt;br /&gt;Je dis : "Joyeux anniversaire !!!" Romain et Adrien se mettent à chanter derrière moi. Romain prend la voix de Claude François pour chanter "joyeux anniversaire" et Adrien improvise un beatbox.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claire nous regarde, dépitée. Elle dit :&lt;br /&gt;- Les géraniums de ma mère...&lt;br /&gt;- Euh "gérania" !&lt;br /&gt;- Ta gueule ! Foutez-moi le camp tous les quatre, je veux plus vous voir de la soirée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ramasse Soso qui semble affaiblie et vraiment désolé de ce qu'elle a fait. Je dis : "Romain, va nous chercher nos manteaux."&lt;br /&gt;Romain se précipite dans le couloir près de l'entrée et nous rapporte nos manteaux. Je couvre Soso avec le sien et nous partons tous les quatre. J'entends quelqu'un hurler du salon : "Ben moi en tous cas, j'ai bien rigolé ! Merci les mecs !"&lt;br /&gt;C'était Anus...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-648765850395015047?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/648765850395015047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=648765850395015047&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/648765850395015047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/648765850395015047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/11/fin-de-soire.html' title='Fin de soirée'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-429077696844532049</id><published>2008-11-09T06:39:00.000-08:00</published><updated>2008-11-09T07:35:41.889-08:00</updated><title type='text'>La pasteurisation</title><content type='html'>Et putain, s'il y a bien une personne au monde que j'ai pas envie de voir, c'est bien Sim. Mais là, il ne s'agit pas de Sim. Marjorie vient de débarquer dans le salon. Elle observe mes acolytes affalés les uns sur les autres, avec en prime : Romain au-dessous qui pousse des cris d'agonie.&lt;br /&gt;Elle ne m'a pas encore vu, je me faufile discrètement vers le bar improvisé à l'autre bout du salon. Espérons que ma barbe et mes cheveux suffiront à passer inaperçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherche les fameux russes blancs dont parlait Adrien, mais je ne vois rien. J'aperçois une brique de lait et demande à un grand type à côté de moi : "J'ai le droit d'utiliser le lait pour me faire un russe blanc ?"&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que ça peut me foutre ?&lt;br /&gt;- Ouais c'est pas faux... J'espère au moins qu'il est pasteurisé.&lt;br /&gt;- Ouais ouais Pasteur... Pasteur... ce vieux fils de pute !&lt;br /&gt;Le type broie son gobelets en plastique dans sa main, ce qui a pour conséquence de lui faire gicler son jus de fruit en pleine gueule.&lt;br /&gt;Je demande : "Il t'a fait quoi Pasteur ?"&lt;br /&gt;- Il a tout piqué aux autres mecs ! Mais putain c'est vrai quoi ! La désanhydridation par le bromure hyallurogénique désaturé (je ne me souviens plus exactement des termes techniques qu'il a employés, alors j'ai inventé ceux-là, pardonnez-moi), c'est pas lui qui l'a trouvé ! C'est Damian Ofrakenberg, professeur en exobiochimie élémentale à l'université de Palm Spring, auteur de nombreux articles sur la configuration géométrique des habitats primaires des singes de mer en période de mousson. Il est également l'inventeur, mais ça on le sait tous, de l'éponge en bois (euh là encore, je suis désolé, j'ai encore dû broder autour de ce qu'il m'a dit).&lt;br /&gt;- Bon écoute mec, moi tout ce que je veux, c'est un RB, alors va fabriquer du plutonium avec une allumette et des noix de cajou. Je suis pas un public pour toi.&lt;br /&gt;Le type se barre, le visage tout rouge et les dents serrées. Ah oui, il me traite de "pauvre con de yankee."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem me rejoint, il dit : "Avec Adrien et Soso, on a défoncé Romain ha ha ! Bon, sur ce, moi je vais me rentrer, ma nana m'attend."&lt;br /&gt;- T'as une nana toi maintenant ?&lt;br /&gt;- Ben ça fait trois mois qu'on ne s'est pas vus mon Fred, t'as raté plein de trucs. Mais on en reparlera.&lt;br /&gt;Il sort son téléphone et compose un numéro : "Ouais ma chérie ? T'es pas encore couchée là ? J'arrive, je vais partir... ouais... ouais... Par contre euh... il reste un peu de poulet ? OK, c'est cool, je fonce. Bisou."&lt;br /&gt;Il me fait la bise et s'en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne vers le bar pour me faire un RB. Soudain, je sens qu'on me met une main au cul. Je me retourne : c'est Marjorie.&lt;br /&gt;Elle dit (avec un grand sourire presque sincère) : "Salut Fred, ça faisait longtemps ! Je vois que t'as changé de look, tu vas bien ?"&lt;br /&gt;Je mets mon index sous mon nez pour feindre une fausse moustache et dit : "Fred est parti par là." J'indique la direction du bol de cacahuète posé à côté de moi.&lt;br /&gt;- Arrête tes conneries, pourquoi tu ne m'as pas appelée ?&lt;br /&gt;- J'étais occupé à euh... en fait, si tu veux...&lt;br /&gt;Là je pense fort à Soso : Soso je t'en prie, viens à mon secours, libère moi de cette grosse pute !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah putain ! Je l'ai dit tout haut !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-429077696844532049?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/429077696844532049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=429077696844532049&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/429077696844532049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/429077696844532049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/11/la-pasteurisation.html' title='La pasteurisation'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-894127713530974589</id><published>2008-11-01T07:18:00.000-07:00</published><updated>2008-11-02T16:18:50.320-08:00</updated><title type='text'>Une rencontre singulière</title><content type='html'>Je tiens un verre de vodka/pastis/whisky à la main. Je sors sur le balcon pour me fumer une clope. J'ai laissé mes compagnons à l'intérieur, Romain tente de réanimer Clément qui s'est battu avec un porte-manteau (il s'est juste cogné).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un type est là, accoudé sur le bord du balcon. Il est tout maigre, vêtu d'un t-shirt moulant. Il me lance un sourire un peu pervers avant de cracher dans la rue.&lt;br /&gt;Je dis : "Tu pourrais viser un passant au moins." Je bois une gorgée de mon mélange qui me brûle méchamment les lèvres.&lt;br /&gt;Il rit et me répond : "Je crache sur le clochard juste en dessous depuis un quart d'heure. Il dort pour le moment."&lt;br /&gt;- Moi, c'est Fred.&lt;br /&gt;- Moi, c'est Anus.&lt;br /&gt;- C'est ton nom de scène ?&lt;br /&gt;- Mon nom commercial.&lt;br /&gt;- Tu fais quoi ?&lt;br /&gt;- Je traîne au bois de Boulogne, ramassant les capotes usagées que je revends à des déglingués qui veulent en boire le contenu. Quand je trouve pas de capotes usagées, j'en fais moi-même. C'est très lucratif.&lt;br /&gt;- Je connaissais pas cette filière. C'est de la même catégorie que les "soupeurs" ?&lt;br /&gt;- Ouais, en général les types qui font affaire avec moi sont les mêmes que ceux qui mettent des morceaux de pain dans les pissotières pour les manger en fin de journée.&lt;br /&gt;Romain débarque à ce moment là : "Qui ça, moi ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem et Soso apparaissent à leur tour. Soso dit : "Romain a essayé de toucher mes seins !"&lt;br /&gt;- C'est pas vrai, c'était pas moi, c'était Clément. Et c'étaient pas tes seins, c'étaient tes fesses. Et là tu te demandes... comment je peux le savoir puisque c'était pas moi. Je te répondrai ceci : "je suis un homme... je suis un homme... quoi de plus naturel en somme ?"&lt;br /&gt;Sur quoi il se précipite à l'intérieur et saute par-dessus un divan pour se dissimuler, mettant malencontreusement son pied dans le visage d'une fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso se lance à sa poursuite et se jette elle aussi par-dessus le divan, le bras plié pour que Romain se prenne un méchant coup de coude osseux dans les côtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anus dit : "Ils ont l'air sympas tes amis."&lt;br /&gt;- Ouais, parfois ils aiment bien s'afficher.&lt;br /&gt;Je vois soudain Adrien qui émerge de la foule et se jette à son tour sur Soso et Romain.&lt;br /&gt;Clem dit : "Bon ben je vais leur donner un coup de main alors... Rock'n'Roll !"&lt;br /&gt;Et il disparaît à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, une tête connue fait son entrée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-894127713530974589?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/894127713530974589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=894127713530974589&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/894127713530974589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/894127713530974589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/11/une-rencontre-singulire.html' title='Une rencontre singulière'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-8000320639264884917</id><published>2008-10-23T03:00:00.000-07:00</published><updated>2008-10-23T03:50:55.878-07:00</updated><title type='text'>Prologue</title><content type='html'>Romain et Clem m'ont dit : "Y'a une fête chez une certaine Claire, tel est son nom d'appellation, ce soir vers Bastille. Il y aura certainement des gens que l'on connaît vaguement et dont on ne se souvient pas du nom. PS. : Soso, toi t'es pas invitée."&lt;br /&gt;Soso a répondu : "Très drôle petit merdeux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, nous y sommes : 22h47 (début de soirée à 20h, mais les rockstars arrivent toujours à la bourre... et ils cassent des trucs aussi... et ils insultent tout le monde... et ils font des "fuck"... et ils ont de la poudre dans le nez...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai gardé ma barbe et mes cheveux long du mec qui est resté cloîtré trois mois chez lui et chaussé mes lunettes de soleil. Pour le moment personne ne me reconnaît.&lt;br /&gt;Il y a entre vingt et trente personnes, au 3e étage de cet appartement situé non loin de l'opéra Bastille. Je m'allume une clope et m'avance vers la foule. Je suis secondé par Clem, Romain, Adrien et Soso (pourtant elle était vraiment pas invitée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien me dit : "J'adore ce que vous faites monsieur Tellier".&lt;br /&gt;Puis il disparaît en sautillant comme un petit singe après avoir hurlé "putain y'a des Russes Blancs !" dans l'oreille de Romain.&lt;br /&gt;Nous progressons à travers la foule, en quête de nourriture, je ne vois pas grand chose avec mes lunettes de soleil, il fait déjà super sombre. Un type que je ne reconnais pas s'approche de moi. Il a l'air assez excité et ne fait que bouger.&lt;br /&gt;Romain et Clem s'interposent entre lui et moi : "Dites donc ! On ne s'approche pas de Sébastien Tellier comme ça ! Vous avez une invitation ?"&lt;br /&gt;- Putain les mecs arrêtez vos conneries !&lt;br /&gt;- Je ne vous reconnais pas monsieur.&lt;br /&gt;- Enlève tes lunettes enfoiré.&lt;br /&gt;J'ôte mes lunettes et ouvre difficilement les yeux.&lt;br /&gt;- Ah putain, c'est toi Adrien ?&lt;br /&gt;- Qui d'autre ? Bon, j'ai déjà bu quatre RB les mecs. Ush !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romain dit : "Quand même c'est pas chic, on aurait pu inviter Soso"&lt;br /&gt;- Tais-toi connard...&lt;br /&gt;- Tiens Soso, je t'avais pas vue...&lt;br /&gt;- Très drôle.&lt;br /&gt;Soso enlève son manteau. Nous constatons qu'elle ne porte quasiment rien sur elle. C'est plutôt excitant ce que je vois. Et je vois beaucoup de choses là...&lt;br /&gt;Romain dit : "Heu... je vais rester près de Soso, au cas où quelqu'un... enfin un mec malintentioné voudrait s'approcher d'elle et je... euh, pense que cette mission... est faite pour moi. Je vais lui fournir une garde rapprochée."&lt;br /&gt;Soso ne manifeste aucune animosité eu égard à l'éventualité d'une garde rapprochée pour le moins "tendancieuse", sollicitée par le sus nommé Romain (elle est un peu longue cette phrase, hein ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romain dit : "Non mais je déconne, j'en ai rien à foutre moi. Où sont l'alcool, les putes et les tables de black jack qu'on m'avait promises ?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-8000320639264884917?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/8000320639264884917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=8000320639264884917&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8000320639264884917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8000320639264884917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/10/prologue.html' title='Prologue'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-6155644673885590984</id><published>2008-09-30T18:57:00.000-07:00</published><updated>2008-10-09T03:04:46.571-07:00</updated><title type='text'>Back in Business</title><content type='html'>Je suis chez moi avec Soso, affalé sur mon canapé. L'épisode du cimetière m'a épuisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonnerie du téléphone de Soso retentit. Elle répond et me passe le téléphone :&lt;br /&gt;- Allo ?&lt;br /&gt;- Allo Fred ? C'est Clem, je suis avec Romain là. Faut croire que j'ai perdu mon pari, je te croyais mort !&lt;br /&gt;- T'as parié sur moi ?&lt;br /&gt;- Mais non bien sûr que non, on est amis quand même...&lt;br /&gt;- Hé ! Donne-moi mes 50 euros enfoiré ! (c'est Romain)&lt;br /&gt;- Ouais euh... donc ouais, on peut passer chez toi ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;Soso me lance un regard bien agressif.&lt;br /&gt;- Ouais d'accord, mais pas tout de s...&lt;br /&gt;La sonnette de mon appartement me hurle dans les oreilles, Soso ouvre la porte. Ces deux abrutis étaient derrière ma porte depuis le début.&lt;br /&gt;Clem entre le premier et dit : "J'ai appris pour ta mère, c'est balo. Mais en même temps, un membre de ta famille en moins sur la planète, c'est un peu comme une victoire supplémentaire pour l'humanité !"&lt;br /&gt;- C'est pas faux.&lt;br /&gt;- Hé mais putain t'es tout maigre ! (là c'est Romain).&lt;br /&gt;- J'ai arrêté les tartines au beurre/huile d'olive/nutella/saindoux.&lt;br /&gt;- T'as bien raison. D'ailleurs, y'a pas à bouffer ? J'ai la dalle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso se dirige vers la cuisine. On entend un remue ménage métallique et plastiqueux (c'est un mot que je viens d'inventer et j'en suis très fier), je crois qu'elle fouille dans mes placards. Elle revient trente secondes plus tard : il n'y a plus rien.&lt;br /&gt;Je me lève du canapé et dit : "Si vous voulez les gars, il me reste de la merde et des mouches".&lt;br /&gt;Sophie se tapote le bout du nez avec l'index et ajoute : "Avec du lait, ça pourrait passer pour des flocons d'avoine..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je demande : "Romain, c'est quoi ce paquet cadeau sous ton bras ?"&lt;br /&gt;- Ha ça mon Fredo, c'est pour toi. Tiens, cadeau.&lt;br /&gt;- Merci, c'est trop gentil.&lt;br /&gt;Je déballe le truc. Je me retrouve face à une énorme couille, toute blanche. Avec un fil électrique qui en sort. Je demande : "Pourquoi tu m'offres une burne ?"&lt;br /&gt;- C'est pas juste une burne, regarde, je vais la brancher.&lt;br /&gt;Romain branche la couille et appuie sur un petit bouton. Le truc s'allume et se met à éclairer la pièce.&lt;br /&gt;- C'est une "gonade lumineuse" ! C'est génial hein ?&lt;br /&gt;- Mais putain, où t'as acheté une merde pareille ? (là c'est Soso, moi je suis aux anges devant un truc aussi génialement moche qu'inutile).&lt;br /&gt;- J'ai acheté ça au BHV, la vendeuse s'est un peu foutue de ma gueule quand je lui ai demandé si elle avait des "gonades lumineuses". Quand elle a compris que je parlais d'une lampe, elle m'a aidé à en trouver une dans les rayons. Il se trouve qu'en fait, ce type de lampe s'appelle : "gonophore".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous regardons tour à tour dans les yeux, Clem, Romain, Soso et moi. Soso tire une tête de 15 mètres, Clem est mort de rire, Romain semble tout fier de sa trouvaille et moi, je commence vraiment à retrouver le sourire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-6155644673885590984?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/6155644673885590984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=6155644673885590984&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6155644673885590984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6155644673885590984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/09/back-in-business.html' title='Back in Business'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-4540792744097210087</id><published>2008-09-29T03:33:00.001-07:00</published><updated>2008-09-29T04:35:45.915-07:00</updated><title type='text'>Maman</title><content type='html'>Je suis face à la tombe de ma mère. Elle est couverte de photos de magazines, de lettres de fans, de fleurs. Soso s'accroupit pour lire l'épitaphe, elle vire les quelques coupures de journaux qui la recouvre. Je dis : "il y a écrit quoi dessus : "taf taf épitaphe" ?"&lt;br /&gt;- Non, il y a écrit : "Adieu maman"...&lt;br /&gt;- J'ai jamais fait faire cette épitaphe, je ne suis même jamais venu ici.&lt;br /&gt;- On s'en fout. Ton père a dû faire l'épitaphe. On est venu pour que tu puisses te recueillir sur la tombe de ta mère, t'as des comptes à régler avec elle, je te laisse seul, j'attends plus loin.&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso s'éloigne et se retourne vers moi, comme frappée par la grâce. Elle dit : "tu viens de dire quoi là ? T'as pas dit "merci" ?"&lt;br /&gt;- Non, va jouer avec ton vagin, la tombe de Jim Morrison est pas loin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso s'éloigne, me faisant signe d'aller me faire foutre.&lt;br /&gt;Je me reconnecte sur la tombe de ma mère. Je saisis toutes les photos et coupures de magazines, les déchire et les jettent dans une poubelle pas loin. J'attrape l'épitaphe que je suis censé avoir rédigée, la mets dans ma poche et m'assieds sur le sol, face à la tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix minutes passent, je ne pense à rien, je n'éprouve rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, je pense à mes parents, à moi petit, à ma mère... et je réalise que je n'aurai plus jamais l'occasion de lui dire tout ce que je ressens pour elle : qu'elle n'a toujours été qu'une grosse pute égoïste et que seuls son ego et ses fans débiles pleureront sa mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me relève difficilement, mes membres sont toujours faibles. J'appelle Soso qui attend au loin. Je regarde une dernière fois la tombe de ma mère et chuchote : "j'aurais été tellement plus heureux si tu avais pris le temps de m'aimer. Va au diable".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens des larmes couler sur mon visage. Soso m'attrape par le bras, m'embrasse sur la joue et dit : "Viens, on y va, je vais m'occuper de toi maintenant".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-4540792744097210087?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/4540792744097210087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=4540792744097210087&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4540792744097210087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4540792744097210087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/09/maman.html' title='Maman'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-5096998436886903598</id><published>2008-09-15T04:15:00.001-07:00</published><updated>2008-09-15T04:58:17.173-07:00</updated><title type='text'>Recueillement</title><content type='html'>Soso m'a aidé à nettoyer mon appart. Nous avons ensuite pris une douche ensembles afin qu'elle puisse m'aider à tenir debout. Il m'a ensuite fallu une vingtaine de minutes pour m'habiller tellement mes bras et mes jambes me faisaient mal. Pour que mon pantalon le plus serré ne retombe pas à mes genoux, Soso a percé un nouveau trou dans une de mes ceintures.&lt;br /&gt;Soso dit : "maintenant, on va rendre visite à ta maman..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans la rue, je marche lentement, un bras autour du coup de Soso qui m'encourage pour avancer. Tous les passants me dévisagent. Je fais semblant de baver et pousse ce que l'on pourrait appeler "des gémissements de poulpe" pour leur faire peur.&lt;br /&gt;Sur le chemin qui mène au cimetière, je ne parle pas, je repense à ces trois derniers mois : je me vois rentrer tranquillement chez moi un soir, après m'être tapée une nana rencontrée dans un bar. Je me rappelle m'être retrouvé avec un bout de salade sur la bite après une sodomie. J'ai dû dire un truc du genre : "Manifestement, tu digères mal la salade".&lt;br /&gt;Le lendemain matin, je reçois un coup de fil de mon père : "ta mère est morte". Et depuis, plus rien, je ne suis plus sorti de chez moi, je n'ai plus répondu à personne. Sauf de temps en temps, pour dire "foutez-moi la paix", histoire qu'on ne m'envoie pas les pompiers ou les flics pour défoncer ma porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons devant l'une des entrées du cimetière du Père Lachaise. Je sens mon corps se décontenancer à la vue des tombes qui jonchent l'allée principale. Je regarde l'heure, 12h47. Le cimetière est plein de touristes. Un enfant s'approche de moi en me pointant du doigt : "papa regarde, un fantôme !"&lt;br /&gt;Je me penche vers le gosse et dis : "demande à ton papa s'il se touche en pensant à toi".&lt;br /&gt;L'enfant fait demi tour pour poser la question à son père.&lt;br /&gt;Soso dit : "putain t'es vraiment con, viens par là avant de te faire frapper par le père". Je dis : "eh ben moi, j'ai même pas peur !"&lt;br /&gt;Nous empruntons un petit chemin qui serpente entre des tombeaux plus ou moins laissés à l'abandon. La plupart contiennent des bouteilles de bière, des sacs plastiques et des tampons sans applicateur*.&lt;br /&gt;Soso dit : "nous ne sommes plus très loin de ta maman, il doit encore y avoir des fans venus la pleurer". Je relève la tête et déjà je sens des larmes couler sur mes joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;*selon vous, l'information "sans applicateur" est-elle capitale pour la progression du récit ?&lt;br /&gt;A - OUI&lt;br /&gt;B - NON&lt;br /&gt;C - C'est quoi en fait un "applicateur" ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-5096998436886903598?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/5096998436886903598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=5096998436886903598&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5096998436886903598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5096998436886903598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/09/recueillement.html' title='Recueillement'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-8121742360100861670</id><published>2008-09-03T02:39:00.000-07:00</published><updated>2008-09-03T02:44:59.606-07:00</updated><title type='text'>Déchéance</title><content type='html'>Je suis cloîtré chez moi depuis une durée que je ne saurais définir. Cela fait des jours, des semaines, peut-être des mois. Je contemple les restes d’une pizza moisie (à la base, elle n’était pas aux champignons) dans laquelle des œufs de mouches ont éclos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone ne sonne plus depuis que je l’ai débranché. La batterie de mon portable est morte. Tous les jours, des gens que je connais ne cessent de sonner à ma porte sans obtenir de réponse. &lt;br /&gt;Je suis à poil dans le salon, enfoncé dans mon canapé qui commence à sentir le cadavre, mon sexe me donne l’impression de se dessécher. J’ai les jambes engourdies et mes joues sont couvertes de barbe. Le déodorant est un confort que je semble avoir oublié et mes yeux me donnent des migraines. Mes idées se mélangent à mesure que mon crâne me comprime le cerveau.&lt;br /&gt;Je tourne légèrement la tête en direction des toilettes d’où provient une délicate odeur de merde qui ne me sort guère de ma torpeur. Je m’allonge sur le canapé et ferme les yeux, le regard submergé par une montagne de mouchoirs entassés sur ma table basse, à côté de la pizza devenue un mini monde grouillant de larves en tous genres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonnette retentit et me sort de l’oblivion dans lequel je m’enfonce de plus en plus. Des mouches tournent en rond au-dessus de moi, telles des vautours prêts à me bouffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonnette me hurle une seconde fois dans les oreilles, le son strident me faisant grincer des dents. Je sens que mes oreilles vont saigner.&lt;br /&gt;- Ouvre putain ! Je sais que tu es là, ça sent le chacal putride.&lt;br /&gt;- Fous le camp Soso !&lt;br /&gt;- Nan !&lt;br /&gt;- Dégage je te dis ! (en matière d’effort, dire ça équivaut pour moi à soulever une voiture)&lt;br /&gt;- Tu veux que je demande aux pompiers de défoncer ta porte ? ça fait presque trois mois que tu ne donnes pas de nouvelles. J’ai eu ton père au téléphone, t’es pas allé à l’enterrement de ta mère, personne ne t’a vu depuis sa mort.&lt;br /&gt;- C’est mon père qui t’a dit pour ma mère ?&lt;br /&gt;- Non, je l’ai lu dans les journaux, tout le monde ne parle que de ça depuis plus de deux mois.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Aller ouvre putain !&lt;br /&gt;- C’est ouvert, tourne la chevillette et la bobinette cherra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso déboule dans le salon, telle une furie. Elle s’arrête net en me voyant, visiblement choquée :&lt;br /&gt;- Putain de merde !&lt;br /&gt;- Ça va, c’est juste une bite, t’en déjà vu une.&lt;br /&gt;- Mais non pas ça, je m’en fous que tu sois à poil : T’ES TOUT MAIGRE MEC !!!&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Mon dieu, ça pue la merde. T’es devenu tellement maigre et faible que tu ne peux plus te déplacer jusqu’aux toilettes, c’est ça hein ?&lt;br /&gt;- Arrête, j’ai quand même la décence de faire mes besoins au bon endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fonce dans les WC et ressort la main devant la bouche, je crois qu’elle va gerber.&lt;br /&gt;- Ouais mais tu pourrais avoir la décence de tirer la chasse.&lt;br /&gt;- Mmm… pas con…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-8121742360100861670?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/8121742360100861670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=8121742360100861670&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8121742360100861670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8121742360100861670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/09/dchance.html' title='Déchéance'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-3723801144783612401</id><published>2008-05-07T07:35:00.000-07:00</published><updated>2008-05-07T08:08:30.778-07:00</updated><title type='text'>Vacances</title><content type='html'>Je suis au Café Léa avec Clem et Romain. Il est à peine 15h et nous sirotons déjà notre troisième demi de bière. En même temps, c'est les vacances merde (sauf pour Romain qui bosse dans 2h).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem se cure le nez et dit : &lt;br /&gt;- C'est pendant les vacances que tu te rends compte que rien foutre de tes journées, c'est quand même de la balle.&lt;br /&gt;- J'ai envie de fumer une clope putain (c'est Romain).&lt;br /&gt;- L'oisiveté va être ma nouvelle philosophie de vie désormais, je vais vivre du RMI et me gratter les couilles à longueur de journée (là c'est Clem).&lt;br /&gt;- Tu sais l'oisiveté ça va bien un temps, mais au bout d'un moment tu finis par te faire super chier. Et puis, quand tu fous rien, t'as même pas le temps de faire un break pour te reposer, ça peut être fatiguant.&lt;br /&gt;- Je ne suis pas d'accord avec toi mon Fredo : ne rien faire, c'est la liberté et c'est tout ce qui m'importe.&lt;br /&gt;- Ta gueule, comment tu veux toucher le RMI en plus ? t'es étudiant.&lt;br /&gt;- Putain j'ai envie de fumer.&lt;br /&gt;- Mais va la fumer ta putain de clope, on dirait un autiste qui a fini de poser sa pêche et qui attend qu'on lui torche le cul : "papa fini caca". On se croirait dans une aventure de Tchoupi : "as-tu fini ton pipi mon Tchoupi ?". Va fumer, je te rejoindrai après.&lt;br /&gt;- De toutes façons je vois bien que tu ne m'aimes plus, notre couple bat de l'aile, tu ne me regardes même plus comme avant...&lt;br /&gt;- Ha ha t'es con, aller les mecs, c'est bon, on va tous fumer, sinon Tchoupi va nous refaire un pipi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sortons tous les trois, un troupeau de minettes en mode "tenue d'été sexy exigée" se dandine devant nous.&lt;br /&gt;- Dave... j'ai un orgasme (Clém et ses références cinématographiques altérées).&lt;br /&gt;- Au fait les mecs, j'ai vu un article sur le net : si tu gardes ton téléphone portable dans ta poche trop près de tes burnes, ça peut altérer ton sperme voire te rendre stérile.&lt;br /&gt;- Une solution à l'éradication de la race humaine en somme... Putain Dave, j'ai encore un orgasme !&lt;br /&gt;- Non mais attends Romain, qui a écrit cet article ?&lt;br /&gt;- Je sais plus, un certain Reuters.&lt;br /&gt;- Ha ha ha, t'es vraiment une tâche !&lt;br /&gt;- Hé hé, humour mes enfants... humour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nana s'énerve sur le trottoir en face, la batterie de son lecteur mp3 est séchée.&lt;br /&gt;- Le culte de l'iPod... environ 2000 ans après JC.&lt;br /&gt;- Ou plutôt JC, environ 2000 ans avant iPod...&lt;br /&gt;- Ouais ça marche aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allumons nos clopes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-3723801144783612401?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/3723801144783612401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=3723801144783612401&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3723801144783612401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3723801144783612401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/05/vacances.html' title='Vacances'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-5605607924834743020</id><published>2008-02-10T15:37:00.000-08:00</published><updated>2008-02-10T06:42:20.479-08:00</updated><title type='text'>Ambiance Canal+</title><content type='html'>Hier soir, après avoir vu Sweeny Todd de Tim Burton au Gaumont Parnasse. Clem et moi posons notre cul dans un petit bar tout pourri dans les alentours du boulevard Montparnasse. Les quelques clients et le patron du bar semblent déjà tous murgés, il est à peine 23h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’installe au bar. Le patron embrasse sa femme qui rentre chez elle : "à toute à l’heure ma chérie".  Une fois partie, le patron se remet à déconner avec les badauds, ils sont déchirés et ça braille dans tous les sens. Clem me regarde et ferme les yeux pour me faire comprendre que le bruit lui casse les burnes. Mon portable sonne, c’est Marjorie. Elle n'arrête pas de m’appeler depuis que j’ai dormi chez elle après le restaurant japonais la dernière fois. Je laisse le téléphone sonner, comme d’habitude. Clem et moi commandons deux pintes de 1664.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune serveuse (une vingtaine d’années) passe derrière le bar et nous sert nos bières. Le patron lui met une main au cul. Elle lui lance un regard complice. Clem et moi trinquons.&lt;br /&gt;Là-dessus le patron dit à la serveuse : "suce-moi". La serveuse sourit et se met à genoux devant le patron, lui défait sa ceinture, sort sa queue et commence à le sucer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde assiste à la scène, le comptoir du bar n’étant pas très élevé, tout le monde se rince l’œil sans rien dire, certains rigolent, Clem et moi n’en croyons pas nos yeux. Je dis à Clem : "attends là… tu vois ce je vois ou mon cerveau est en train de bugger ?"&lt;br /&gt;- Non non, c’est surréaliste là. En plus, c’est même pas crypté putain.&lt;br /&gt;- Y’a quoi dans la 16 ce soir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille continue de pomper le mec. D’un seul coup, il lui fout une tape sur  la tête et dit : "aller dégage salope, retourne bosser". Et il rigole. La fille s’exécute sans broncher. Clem me lâche discrétos : "On finit la pinte vite fait et on se casse, ça devient malsain ici".&lt;br /&gt;Nous buvons notre bière d’un trait, Clem lâche l’argent pour nous deux et nous nous tirons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue, Clem s’arrête net. Il pose sa main sur un des petits poteaux métalliques qui jalonnent le bord du trottoir, une jambe croisée devant l’autre, genre bogoss qui attends son bus. Il regarde le sol. Je dis : "ça va mec ?" &lt;br /&gt;Clem dégueule sur le bord de la route, il a bu trop vite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-5605607924834743020?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/5605607924834743020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=5605607924834743020&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5605607924834743020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5605607924834743020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/02/ambiance-canal.html' title='Ambiance Canal+'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-6165757707764323025</id><published>2008-01-17T19:04:00.000-08:00</published><updated>2008-01-19T08:14:43.148-08:00</updated><title type='text'>Réveil post-vomital...</title><content type='html'>Je me réveille quelque part. Je crois que c'est le salon de Marjorie. Je suis recroquevillé dans un canapé en cuir qui grince dès que je bouge. Mes yeux me font mal, ma tête me fait mal, mon corps entier me fait mal. Je nettoie la merde que j'ai dans les yeux et me lève pour prendre une douche. Je pue encore le vomi. J'arrive dans sa salle de bain, attrape sa brosse à dent, du dentifrice et me nettoie les restes de grumeaux de vomi qui sont restés coincés entre mes dents.&lt;br /&gt;En me déshabillant, je m'aperçois qu'il y a un aquarium rempli de faux poissons en plastique posé à côté de la douche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aquarium me fait scotcher et me ramène en enfance. J'ai 8 ans. La scène se déroule dans le salon de la villa de mes parents, dans le trou du cul de la France. Ma mère est une actrice américaine que vous connaissez tous. C'est elle qui a fait construire cette villa pour être tranquille, loin de la célébrité et des indiscrets. Elle est connue, dépassée par son succès. Elle passe la plupart de ses soirées à boire et se droguer avec d'autres stars. Je l'ai toujours détestée et c'est une salope.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis enfant et j'ignore encore tout de la vie. La porte du salon est entrouverte. De loin, j'observe les poissons dans l'aquarium. Mon regard se pose soudain sur mes parents, allongés l'un sur l'autre, sur la table basse rectangulaire située au centre de la pièce. Mon père est sur ma mère, ils sont nus et les mouvements de va et vient de mon père sont lents mais intenses. Ma mère bascule sa tête en arrière, en dehors de la table et ouvre les yeux. Elle me voit, mais ne dit rien. Je continue d'observer et elle finit par me sourire. Un sourire maternel. Pas de gêne, pas de honte, pas d'air surpris. Mon père ne m'a pas remarqué, il continue.&lt;br /&gt;Ils changent de position. Mon père est en train d'enculer ma mère dont le visage se crispe une fraction de seconde pour laisser place à une expression mitigée de douleur et de plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, mon père lui saisit les cheveux d'une main et la gorge de l'autre. Ma mère rouvre les yeux, elle me regarde. Son regard a changé, un regard presque diabolique.  Un regard d'adulte condescendant qui semble vouloir dire : "voilà comment on baise une femme..." Puis les mouvements de mon père s'intensifient, l'étreinte s'est resserrée autour du cou de ma mère et ses yeux se referment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai les mains moites et les yeux humides. Je me dirige calmement vers ma chambre, arpentant les couloirs ornés d’agrandissements de photos de magazines sur lesquels figure ma mère. Je m’allonge sur mon lit et fixe le plafond quelques instants. Mon regard balaye la pièce : les murs de ma chambre sont recouverts de posters de ma mère dans ses films. Je me reconnecte sur le plafond. Je pense aux posters sur les murs de ma chambre, je pense aux photos encadrées dans les couloirs (et avec le recul, au narcissisme mégalomaniaque de cette pute que tout le monde voudrait niquer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me relève brusquement, arrache les posters de ma chambre, me saisis des premiers objets qui me tombent sous la main (une lampe en porcelaine et une figurine Bioman) et défonce toutes les photos des couloirs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens que ma barbe pue le vomi. J’achève de me déshabiller et prends ma douche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-6165757707764323025?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/6165757707764323025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=6165757707764323025&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6165757707764323025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6165757707764323025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/01/rveil-post-vomital.html' title='Réveil post-vomital...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-4160941812210769555</id><published>2008-01-07T01:41:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:09.790-08:00</updated><title type='text'>Le retour de Marjorie 2</title><content type='html'>Le couple à ma droite parle fort et dit vraiment de la merde. Il y est question d'une collègue de travail de la nana, qui fait tout pour attirer l'attention de ses supérieurs et qui est de mauvaise fois avec les autres employés. Certains la soupçonnent de sucer le directeur adjoint en fin de journée lorsque les bureaux sont vides.&lt;br /&gt;Marjorie a focalisé son attention sur la discussion sus-mentionnée et réussit pourtant à avoir des échanges verbaux avec moi en me comprenant et me en donnant des réponses qui ont un sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attrape la boulette de wasabi sur le bord de mon plateau et la mets dans ma bouche. Marjorie me regarde avec un air inquiet. Elle me demande ce qui me prend.&lt;br /&gt;- Mmm... ça pique pas tant que ça.&lt;br /&gt;- T'es tout rouge. Arrête de le mâcher, avale-le ça piquera moins.&lt;br /&gt;- Mais... (je commence à avoir du mal à parler et garder les yeux ouverts) ça pique pas putain... (mes yeux pleurent et mon nez me brûle).&lt;br /&gt;J'attrape un verre d'eau et l'avale d'un trait.&lt;br /&gt;Marjorie me dit : "Non mais t'es trop con, t'as voulu me prouver quoi ?"&lt;br /&gt;- Je sais pas je voulais expérimenter. Je me sens pas bien là.&lt;br /&gt;- On dirait que tu vas vomir...&lt;br /&gt;- Possible... je vais aux toilettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R4FvP6OIt2I/AAAAAAAAABg/_xNQ_-DiT7s/s1600-h/wasabi.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R4FvP6OIt2I/AAAAAAAAABg/_xNQ_-DiT7s/s400/wasabi.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5152521767805826914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je titube sur trois mètres et tombe à genoux devant l'entrée des toilettes, juste à côté des cuisines. Le chef me regarde, le couteau encore en l'air pour trancher du poisson (ou autre chose, son regard ne me rassure pas à cet instant précis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je gerbe. Et pour le faire avec style, je pivote mon corps pour arroser de droite à gauche. J'en mets partout dans l'entrée de la cuisine et devant la porte des toilettes. Marjorie se précipite vers moi. Mais que peut-elle bien faire à part attendre que je termine ? Elle se saisit d'un verre d'eau et de serviettes en papier pour me les tendre. Je m'essuie la bouche avec les serviettes et bois le contenu du verre d'un seul coup. Je me relève doucement en manquant de me ramasser par terre. Soudain, quelque chose me saute aux yeux : j'ai épargné mes chaussures et mon pantalon. J'ai gerbé proprement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marjorie retourne à notre table chercher nos affaires, je sors un billet de 50 euros de ma poche, le donne à une serveuse et dis : "Gardez la monnaie pour le nettoyage".&lt;br /&gt;Marjorie m'entraîne dehors, elle dit : "C'est pas possible, ça peut pas être que le wasabi..." Je lui réponds que j'ai déjà pas mal picolé dans la journée et que ça a peut-être contribué au résultat de mon expérience wasabienne, bien que la relation de cause à effet reste encore à prouver. Elle me fait une sorte de sourire peiné, le genre de sourire qu'on lâche à un leucémique en phase avancée qui a trouvé la force de faire une blague de toto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marjorie dit : "J'habite à côté si tu te souviens, tu peux dormir chez moi si tu veux, mais n'espère même pas m'embrasser ou me faire quoi que ce soit ce soir. Tu pues la mort".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-4160941812210769555?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/4160941812210769555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=4160941812210769555&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4160941812210769555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4160941812210769555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/01/le-retour-de-marjorie-2.html' title='Le retour de Marjorie 2'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R4FvP6OIt2I/AAAAAAAAABg/_xNQ_-DiT7s/s72-c/wasabi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-2446789561317058049</id><published>2008-01-03T00:40:00.000-08:00</published><updated>2008-01-03T14:18:32.516-08:00</updated><title type='text'>Le retour de Marjorie 1</title><content type='html'>Mercredi 2 janvier.&lt;br /&gt;Il est 18h30, je suis dans ma chambre, caleçon simpsons et sweat à capuche (la capuche sur la tête évidemment, comme si j'avais pas assez chaud, mais parfois je suis un peu con). Je suis assis sur mon lit, un livre dans la main droite et une clope dans la main gauche. Je fixe une tâche de sang sur mon papier peint en me demandant depuis combien de temps elle est là.&lt;br /&gt;Mon téléphone sonne. C'est Marjorie :&lt;br /&gt;- Alors comme ça on ne me rappelle pas ?&lt;br /&gt;- Euh... ben non.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Je t'avais donné mon numéro ?&lt;br /&gt;- Non. Clem me l'a donné.&lt;br /&gt;- Ok. Tu veux quoi ?&lt;br /&gt;- Ben déjà bonne année !&lt;br /&gt;- Toi-même.&lt;br /&gt;- Tu fais quoi ce soir ? ça te dit un resto ? Un japonais tiens, pour faire original.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Alors ?&lt;br /&gt;- On dit quoi ? 20h en haut du boulevard St-Michel ?&lt;br /&gt;- ça marche ! Bisous !&lt;br /&gt;- Tchou tchou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20h17&lt;br /&gt;J'arrive à  l'intersection du boulevard St-Michel et de la rue Monsieur Le Prince, LA rue qui comporte un nombre trop important de restos japonais (tenus par des chinois). &lt;br /&gt;J'aperçois Marjorie. Elle me sourit, m'embrasse sur la joue en me disant bonsoir et me reproche mon retard en me claquant la fesse.&lt;br /&gt;Je l'attire dans la rue Monsieur le Prince. Je m'arrête un instant pour réfléchir et je m'aperçois que ma main s'est involontairement posée sur sa hanche.&lt;br /&gt;Je la regarde dans les yeux :&lt;br /&gt;- Je vois que tu donnes toujours dans la frange.&lt;br /&gt;- Je t'emmerde. Trouve-nous un resto.&lt;br /&gt;- Lequel choisir ? Plouf plouf… Celui-ci fera l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pénétrons dans un restaurant. Pour atteindre la banquette, Marjorie doit effectuer une sorte de reptation pour parvenir à se faufiler entre notre table et la table voisine. Nous nous asseyons, nous sommes serrés entre deux autres couples. L’un d’eux doit avoir la trentaine, ils mangent, ne se disent rien. La serveuse nous donne les cartes. J’ouvre la mienne, et c’est un véritable ballet de formes et de couleurs : rouge, orange, vert, jaune… Je regarde Marjorie qui semble captivée par le contenu des menus. Je me dois de noter un effort vestimentaire de sa part : un jean bleu clair délavé, un petit haut noir (en fait, un t-shirt moulant à manches très courtes), et par-dessus, une veste kaki qu’elle vient d’ôter pour se mettre à l’aise. De mon côté, t-shirt rouge sang pas trop moulant et jean bleu, classique, avec pattes évasées, pour recouvrir la plus grande partie de mes Vans qui me font transpirer des pieds. Marjorie me demande quel menu je vais prendre, je lui réponds : "J’attends de voir ce que tu prends pour adapter mon choix en fonction du prix. J'ai un budget limité ce soir. La drogue et les putes coûtent cher ces derniers temps".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La serveuse se poste à côté de nous, sort son calepin et nous dit : "Z’avé choisi ?"&lt;br /&gt;Marjorie déclare de manière intelligible et irréfutable : &lt;br /&gt;- Je prendrai le menu N17 !&lt;br /&gt;- Pareil pour moi. Et une carafe d’eau, s’il vous plaît.&lt;br /&gt;La serveuse ramasse les cartes et s’en va. Je regarde autour de moi, personne ne parle, tout le monde est plongé dans son plat. Je romps le silence : "J’vais pisser." Ah merde ! La salade de chou et la soupe arrivent, j’irai après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai vu un reportage sur les conditions de vie des jeunes français, me lâche-t-elle. Apparemment les jeunes se suicident de plus en plus. Ils sont dépressifs. Ils prennent des antidépresseurs très tôt, parfois dès l’adolescence.&lt;br /&gt;- Oui je sais, mais tu sais, la "normalité" aujourd’hui c’est d’être névrosé. Mais peut-être que certains se suppriment juste pour réguler la densité de population... putain, ils n’ont pas mis de cuillères pour la soupe aux champignons. Serveuse !&lt;br /&gt;La serveuse arrive en trottinant. Je dis : "Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous prêter pas une, mais deux cuillères afin que nous nous délections du potage ici présent, qui n’est qu’un mélange de sel, d’eau chaude tirée du robinet et d’ersatz de champignons surgelés et qui sent le sperme ?"&lt;br /&gt;La fille me dit qu’elle n’a pas compris. Je dis : "Deux cuillères pour la soupe, s’il vous plaît." &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Marjorie me demande ce que j’ai pris la dernière fois que j’ai mangé japonais. Je lui réponds : "La serveuse…"&lt;br /&gt;- Quoi ? Qu’est-ce que... ho ta gueule !&lt;br /&gt;- Non c’est vrai, tu vois la fille là-bas ? Cheveux raides, noirs, les yeux bridés, enfin la chinoise quoi, celle qui me regarde d’un air extrêmement mauvais. Elle m’a fait signe de la rejoindre aux toilettes, elle a baissé son pantalon et m’a présenté son cul, dans lequel j’ai inséré ma bite. Au bout d’une minute, je me suis aperçu que c’était un mec…&lt;br /&gt;- Putain ! Je bouffe merde ! &lt;br /&gt;- Ho c'est bon, si on peut même plus péter des culs au restaurant...&lt;br /&gt;Marjorie se met à me faire du pied à ce moment là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-2446789561317058049?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/2446789561317058049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=2446789561317058049&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/2446789561317058049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/2446789561317058049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2008/01/le-retour-de-marjorie-1.html' title='Le retour de Marjorie 1'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-8331422551850261652</id><published>2007-12-29T23:40:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:10.115-08:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël</title><content type='html'>Le soir du 25 décembre, Clem et moi sortons boire un coup vers minuit. Après avoir lutté pour trouver un truc ouvert, on se pose au comptoir d'un bar vers censier-daubenton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le barman s'approche de nous en tirant la tronche. Travailler le jour de noël, ça doit le faire chier.&lt;br /&gt;- Aujourd'hui c'est férié, il y a une majoration sur les consos...&lt;br /&gt;- Ah les verres sont plus grands ?&lt;br /&gt;- Non ils sont pareils, mais c'est plus cher.&lt;br /&gt;- On s'en fout on est riches.&lt;br /&gt;- Moi je veux un whisky, un Jackda.&lt;br /&gt;- Pareil.&lt;br /&gt;- ça marche.&lt;br /&gt;Le type s'éloigne.&lt;br /&gt;- Clem. Mon ami, mon frère. T'as eu quoi à noël ?&lt;br /&gt;- 200 euros en cumulant tous les donateurs, des chokobons et les trois BDs Blacksad. Et toi ?&lt;br /&gt;- 1000 euros en cumulant les donateurs, une écharpe, un t-shirt "fraise tagada" et le dernier Bret Easton Ellis.&lt;br /&gt;- Putain 1000 euros, t'es juif ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Tu pourrais...&lt;br /&gt;Le barman nous apporte nos verres. Il annonce : "19 euros".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem me raconte un article qu'il a lu dans le journal la veille : dans un hôpital parisien, il y a un anesthésiste qui s'est retrouvé en procès. Il travaillait de nuit et certaines de ses patientes s'étaient vénèrent à la sortie de leur anesthésie, parce qu'elles se réveillaient avec un goût bizarre dans la bouche. L'une d'entre elles a cru reconnaître la saveur du sperme.&lt;br /&gt;Je dis : "Et c'est pour ça qu'il est en procès ?"&lt;br /&gt;Clem se marre : "Mais non, il est en procès parce qu'il a fini par se faire coincer. Il a été surpris avec sa bite dans la bouche d'une patiente endormie ! C'est pas génial ça ?"&lt;br /&gt;J'en recrache mon whisky dans le verre pour éclater de rire. Clem se lève tout en rigolant et se gratte le cul devant tout le monde en sautillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure plus tard, Clem et moi en sommes à trois verres de whisky. Nous sommes déjà complètement HS.&lt;br /&gt;Clem dit : "Un quatrième ?". Je lui fais signe que oui.&lt;br /&gt;- Attends, c'est noël, on en offre un au négro à côté de nous ? Il a l'air de déprimer...&lt;br /&gt;- Ok, mais dis pas négro, ça se fait pas socialement parlant.&lt;br /&gt;- Oui oui...&lt;br /&gt;- Quand t'es bourré tu parles comme un fanaschiste, tu me fais trop rire. Vas-y, propose donc un verre à bamboula.&lt;br /&gt;Clem se retourne vers le noir, 50 ans à peu près, les cheveux grisonnants, le regard perdu dans le vide.&lt;br /&gt;- Dis-moi euh... oncle Ben's, on te paye un verre ?&lt;br /&gt;Le type ne semble même pas prêter attention à nous. En revanche, le barman, lui, a entendu Clem et le fusille du regard.&lt;br /&gt;Clem se retourne vers moi et dit : "Je crois qu'on va y aller en fait, j'ai dû dire une connerie".&lt;br /&gt;J'enfile mon manteau et me dirige vers la sortie, suivi par Clem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R3bOpaOIt1I/AAAAAAAAABY/-a5VZKA-27I/s1600-h/oncle+benz.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R3bOpaOIt1I/AAAAAAAAABY/-a5VZKA-27I/s400/oncle+benz.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149530434753312594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-8331422551850261652?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/8331422551850261652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=8331422551850261652&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8331422551850261652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8331422551850261652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/joyeux-nol.html' title='Joyeux Noël'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R3bOpaOIt1I/AAAAAAAAABY/-a5VZKA-27I/s72-c/oncle+benz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-1378364592935769210</id><published>2007-12-24T23:58:00.000-08:00</published><updated>2007-12-25T07:35:33.558-08:00</updated><title type='text'>Re petit café</title><content type='html'>Toujours au Café Léa, Romain se rallume une clope et dit : "Non mais attendez les mecs, faut que je vous raconte un truc de ouf déglingo qui pulse à mort..."&lt;br /&gt;- On t'écoute...&lt;br /&gt;- Genre "ouf déglingo", rien que ça.&lt;br /&gt;- Mais ouais. Non mais écoutez, vous allez vous pisser dessus : vendredi dernier, j'étais complètement bourré avec une vague connaissance dont l'amitié remonte à une dizaine d'années, on était pétés jusqu'à la moelle. Pour ne pas perdre la main, je m'enquille une nouvelle pinte de blonde dégueulasse... mais néanmoins bon marché, mais dégueulasse, mais bon marché, mais dégueulasse, mais bon marché. Là-dessus, je sors une clope pour me donner une certaine contenance et masquer le goût de la bière que je buvais d'ailleurs pour masquer le goût de la clope...&lt;br /&gt;- Attends, je sens que ça va être long. Je reprends un café, qui en veut ?&lt;br /&gt;- Moi.&lt;br /&gt;- Pas fini le mien encore.&lt;br /&gt;- Ok, on t'attend.&lt;br /&gt;- Continue...&lt;br /&gt;- Donc en gros, je me serre une suédoise : blonde archi décolorée, piercing un peu partout, elle parle qu'anglais, en mode "hot sexy bitch fuck fuck fuck". Je la ramène chez moi à 5h du mat, avec ma mère qui dormait à côté de ma chambre.&lt;br /&gt;- Nan t'as fait ça avec ta mère ?&lt;br /&gt;- Mais non, pas AVEC ma mère ! Bref, la nana je la déboite et tout. Elle faisait trop de bruit, j'essayais de lui faire comprendre qu'il fallait la jouer discret, mais bon... ma mère qui frappe à la porte en gueulant.&lt;br /&gt;- Noooooooon ! Truc de oouuuuf !&lt;br /&gt;- La chouma, t'as fait quoi du coup ?&lt;br /&gt;- Ben ça s'est fini en préliminaire et on a remis ça le lendemain matin. Puis j'en ai parlé avec ma mère le lendemain midi et on en a rigolé. Mais attendez, c'est pas ça le plus grave : j'ai eu droit à un petit cadeau...&lt;br /&gt;- Un caca ?&lt;br /&gt;- Presque. Le soir je tilte qu'il y a une putain d'auréole dans mon lit, je me dis : "c'est de la transpi !". Mais la transpi ça s'évapore au bout d'une journée quand même. Je m'approche pour sentir et... BIIIIIIIIIIIIIIIIMMM !!!!!! De l'urine !&lt;br /&gt;- Nooooooon, dégueu...&lt;br /&gt;- AAAAAAAAAARRGGG... Je foooooooooooonds... Mais de quel mooooooooooonde... AAAH !&lt;br /&gt;- Ouais ben du coup j'ai tout nettoyé à fond, retourné le matelas, etc.&lt;br /&gt;- Putain il t'arrive toujours n'importe quoi.&lt;br /&gt;- Une suédoise qui pisse dans ton lit... c'est fort.&lt;br /&gt;- C'est une autre culture...&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Moi, je me reprends un café.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-1378364592935769210?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/1378364592935769210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=1378364592935769210&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/1378364592935769210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/1378364592935769210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/re-petit-caf.html' title='Re petit café'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-665200142127626393</id><published>2007-12-19T14:16:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:10.326-08:00</updated><title type='text'>Un petit café</title><content type='html'>15H, Le lendemain de la soirée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rendez-vous au "Café Léa" dans le 5e avec Clem et deux potes à nous : Adrien et Romain.&lt;br /&gt;Nous sommes posés tous les quatre au centre du bar, nous mattons les serveuses en attendant qu'elles viennent prendre la commande. Clem et moi reparlons rapidement de la soirée d'hier : la nana qu'il a serrée, la consommation d'une vodka-pipi que je n'ai pas vue (la fille aurait tout bu sans rien remarquer).&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, une serveuse brune pose ses mains sur notre table et dit : "Dites-moi tout..."&lt;br /&gt;- Moi c'est Adrien.&lt;br /&gt;- Putain t'es con mec j'te jure.&lt;br /&gt;- Pour moi ça sera un café.&lt;br /&gt;- Ha ha... "moi c'est Adrien"...&lt;br /&gt;- Idem.&lt;br /&gt;- Pareil&lt;br /&gt;- Vous avez quoi en whisky ? (c'est Romain qui parle, fumant déjà sa 3e clope depuis que nous sommes arrivés)&lt;br /&gt;- J&amp;B...&lt;br /&gt;- J'vais prendre ça !&lt;br /&gt;- Jack Daniels...&lt;br /&gt;- Non je vais prendre ça en fait !&lt;br /&gt;- Ballantine's...&lt;br /&gt;- Ah non en fait, non, je vais prendre ça !&lt;br /&gt;La serveuse rigole franchement (un rire assez sexy d'ailleurs).&lt;br /&gt;- Vous voulez quoi alors ?&lt;br /&gt;- Ben laissez tomber, je vais prendre un café.&lt;br /&gt;- Alors quatre cafés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R2kZhKOIt0I/AAAAAAAAABQ/ZpOl_fTpz0Q/s1600-h/SHAD_Me.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R2kZhKOIt0I/AAAAAAAAABQ/ZpOl_fTpz0Q/s400/SHAD_Me.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145672106717525826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous regardons tous les quatre la serveuse s'éloigner. Adrien dit : "Pouaaaaaaaaaaa ! Elle est boooooonne !"&lt;br /&gt;- Moi je lui péterais bien la lunette arrière...&lt;br /&gt;- Ben fonce bonhomme, va lui demander son numéro, y'a pas de fumée sans cheveux.&lt;br /&gt;- Ha ha pas mal, et "c'est la cerise qui fait déborder l'eau du gâteau"&lt;br /&gt;- Mort de LOL !&lt;br /&gt;- Mettre la charue avant la peau de l'ours...&lt;br /&gt;- Pas mal !&lt;br /&gt;La serveuse arrive avec les cafés.&lt;br /&gt;- Tu m'enlèves une fière chandelle du pied !&lt;br /&gt;- Prendre des verrues pour des lampions !&lt;br /&gt;- Qui vole un oeuf vole un boeuf.&lt;br /&gt;- Euh non mec, celle-là existe...&lt;br /&gt;- Oui je sais, mais on peut penser que les boeufs pondent des oeufs du coup.&lt;br /&gt;- Ha oui, moi ça me va.&lt;br /&gt;- Mmm, ça se tient.&lt;br /&gt;La serveuse repart en se foutant de nous je crois.&lt;br /&gt;- Bière qui roule n'amasse pas la blanche colombe...&lt;br /&gt;- Bon on va arrêter là les mecs...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-665200142127626393?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/665200142127626393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=665200142127626393&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/665200142127626393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/665200142127626393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/un-petit-caf.html' title='Un petit café'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R2kZhKOIt0I/AAAAAAAAABQ/ZpOl_fTpz0Q/s72-c/SHAD_Me.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-4768618363081276575</id><published>2007-12-16T11:36:00.000-08:00</published><updated>2007-12-16T12:42:38.666-08:00</updated><title type='text'>Soirée (partie 4 : je suis bourré)</title><content type='html'>Pas loin d'une heure du mat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je me suis assoupi sur le canapé (le looser...). Je me lève pour rejoindre Soso et son groupe. J'ai la tête qui commence à vriller à cause de l'alcool, je perds l'équilibre et retombe sur le canapé.&lt;br /&gt;Je me relève, attrape mon verre de vodka-orange qui n'a toujours pas bougé de sa place. J'avance vers Soso, je traine du pied et le monde tourne autour de moi.&lt;br /&gt;Je me tiens droit comme un "i" à côté de Soso. Elle semble me faire la gueule, alors je lui donne un petit coup de coude complice et l'embrasse sur la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fille à ma gauche : brune, bronzée, mèche en travers du front (putain encore !). Elle me regarde et dit : "Salut ! C'est toi le Fred dont m'a parlé Sophie ?"&lt;br /&gt;- mmm... mouais...&lt;br /&gt;- Moi c'est Aurélie ! Je suis en HEC avec Catherine.&lt;br /&gt;- C'est bien...&lt;br /&gt;Je vois Soso qui me regarde avec méfiance, un regard qui veut dire : "Jalousie ! Jalousie ! Je te tue si tu la serres !"&lt;br /&gt;J'avoue qu'elle me fait très peur lorsqu'elle me regarde comme ça...&lt;br /&gt;- Et toi tu fais quoi ?&lt;br /&gt;- Euh... (mes yeux regardent tour à tour Aurélie et Soso)&lt;br /&gt;- ...?&lt;br /&gt;- Euh... hé mais ! T'as les pores du nez vachement dilatés ! Puis avec ton fond de teint, ça ressort encore pire ! C'est dégueulasse !&lt;br /&gt;- Quoi !!!??&lt;br /&gt;Soso explose de rire. Moi je me sens un peu honteux. Mais Soso me prend la main, elle a compris qu'elle a gagné pour ce soir.&lt;br /&gt;- Non mais t'énerve pas... c'est quoi ton nom déjà ? Ah oui, Julie. Non mais les pores c'est pas grave, y'a pire dans la vie. Tiens par exemple : tes cheveux tout gras qui fourchent aux extrêmités...&lt;br /&gt;Là-dessus, je me prends une grosse mandale en pleine tête (je l'avais bien cherchée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherche Clem du regard, il roule des pelles à Catherine (que je n'ai pas vue revenir de la salle de bain d'ailleurs). Je me retourne vers Soso qui me regarde avec beaucoup trop d'intensité. Elle dit : "On va chez moi ?"&lt;br /&gt;Je regarde Clem, lui ne me regarde pas. J'attrape un bouchon de liège et lui lance dans la figure pour capter son attention. C'est Catherine qui se le prend dans l'oreille. Clem et Catherine se retournent vers moi.&lt;br /&gt;- Soso et moi on se casse !&lt;br /&gt;- Ok mec !&lt;br /&gt;- Merci pour la soirée Catherine !&lt;br /&gt;- Pars vite, avant de te mettre tout le monde à dos !&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attrape Soso par l'épaule et nous allons chercher nos manteaux.&lt;br /&gt;Avant de quitter l'appartement, Soso m'enlace et m'embrasse sur la bouche (un baiser qui m'a paru durer une éternité). J'ai une érection.&lt;br /&gt;Aurélie sort des toilettes et s'arrête à côté de nous. Toujours furieuse contre moi, elle se remet du labello et dit :&lt;br /&gt;- T'es qu'un gros connard...&lt;br /&gt;- Fais gaffe au labello, il paraît que c'est fabriqué avec du joui de chèvre, Stéphanie...&lt;br /&gt;- Putain c'est Aurélie !&lt;br /&gt;- Oui oui...&lt;br /&gt;Soso et moi partons en claquant la porte d'entrée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-4768618363081276575?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/4768618363081276575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=4768618363081276575&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4768618363081276575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4768618363081276575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/soire-partie-4-je-suis-bourr.html' title='Soirée (partie 4 : je suis bourré)'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-5378866367952099600</id><published>2007-12-13T02:28:00.000-08:00</published><updated>2007-12-12T17:30:01.266-08:00</updated><title type='text'>Soirée (partie 3 : drague ?)</title><content type='html'>Soso se sert un troisième verre de son mélange dont elle a le secret et s'assied sur le canapé en cuir.&lt;br /&gt;Clem revient des toilettes en criant comme un furieux :&lt;br /&gt;- Wouhou ! Fuck da bitch party tonight !&lt;br /&gt;- Mec y'a une fille qui m'a dit qu'elle voulait te parler là-bas (ce qui est entièrement faux). La petite blonde aux gros zboubz.&lt;br /&gt;- Yéééé, c'est parti !&lt;br /&gt;Clem se dirige vers la nana. Il lui pose la main sur l'épaule. Elle a un mouvement de recul et Clem se retourne vers moi, l'air suspicieux. Je lève ma bière vers lui en signe amical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fille se pose à côté de moi, elle dit : "Il a une drôle de gueule ce guacamole".&lt;br /&gt;- C'est la lumière qui fait ça. Je l'ai goûté, il est pas mauvais (oui oui, il s'agit bien du saladier où Clem a vomi, mais elle n'a pas dû voir).&lt;br /&gt;- Ah c'est cool, je vais goûter alors.&lt;br /&gt;Elle plonge un petit morceau de chips dans le "guacamole" et le met dans sa bouche. Je m'écarte d'elle imperceptiblement. Un haut le coeur lui fait recracher le morceau dans le saladier. Je saute sur le canapé pour atterrir à côté de Soso qui regarde dans le vide. S'en suit une gerbe de vomi qui repeint toute la table. La bouffe est foutue. La fille en larmes, me traite de "gros enculé" et quitte le salon en se dirigeant vers le couloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem revient vers nous : "La pute, elle m'a bâché magistralement. Elle m'a traité de connard puceau débile qui pue le vomi, et pas forcément dans cet ordre"&lt;br /&gt;- Dur mec...&lt;br /&gt;- Et c'est entièrement à cause de toi Fred.&lt;br /&gt;- Aller mec c'était juste une blague, mais elle a pas été sympa.&lt;br /&gt;- Ouais, tout le monde est déjà bourré ici et ils ont tous l'air cons. Attends elle va voir... putain mais la table est couverte de vomi. J'ai soif moi.&lt;br /&gt;- Là bas y'a une autre table à côté de la chaine hi-fi, il reste quelques trucs.&lt;br /&gt;Clem se dirige vers la table et se sert ce qui me semble être une vodka-pomme. Il repasse devant nous et disparaît dans le couloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis assis à côté de Soso. Elle me regarde dans les yeux et dit :&lt;br /&gt;- Fred, on a déjà couché ensembles toi et moi...&lt;br /&gt;- Oui..&lt;br /&gt;- Plusieurs fois.&lt;br /&gt;- Mmm mmm... Certes.&lt;br /&gt;- Pourquoi n'a-t-on jamais été ensembles "officiellement" ?&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Pourquoi Fred ?&lt;br /&gt;- Tu sais bien que je ne peux pas me passer de toi, mais tu ne serais pas heureuse avec moi.&lt;br /&gt;Elle se lève, finit son verre et me lâche : "Ouais...". Elle réajuste son soutien-gorge et se dirige vers un groupe de jeunes branleurs comme moi pour discuter avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem revient, un sourire diabolique aux lèvres. Il me fait un clin d'oeil et regarde son verre. Je sais très bien ce que tout ça veut dire : le verre contient 1/3 de vodka, 1/3 de jus de pomme et 1/3 d'urine.&lt;br /&gt;Clem se dirige vers la fille qui l'a rembarré un peu plus tôt et lui dit : "Je suis désolé d'avoir fait mon relou tout à l'heure. Je te laisse tranquille, mais pour me faire pardonner, je t'ai apporté ce verre..." La fille esquisse un sourire et prend le verre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-5378866367952099600?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/5378866367952099600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=5378866367952099600&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5378866367952099600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5378866367952099600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/soire-partie-3-drague.html' title='Soirée (partie 3 : drague ?)'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-1275399854703480959</id><published>2007-12-10T15:32:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:10.521-08:00</updated><title type='text'>Soirée (partie 2 : showtime !)</title><content type='html'>23h41&lt;br /&gt;Je débarque dans le salon : murs blancs, parquet à l'ancienne, une bonne trentaine de personnes, des bouteilles d'alcool partout (vides ou pas, faut chercher) et de la bouffe à plus savoir quoi en foutre. Je jette un oeil rapide sur le matériel de sono et je me sens soulagé de voir que ça ne vaut pas ce que j'ai chez moi (petit esprit aime petite chose...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R103n8PQXCI/AAAAAAAAAA8/Xgq7UDnnGs0/s1600-h/Fredsoir%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R103n8PQXCI/AAAAAAAAAA8/Xgq7UDnnGs0/s400/Fredsoir%C3%A9e.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142327508851514402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur ma gauche, Soso est déjà en train de rouler des pelles à un mec. Le type : un petit blanc, le crâne rasé, avec un t-shirt noir et un jean bleu délavé, lui attrape les fesses sans finesse (ça sonne bien non ? enfin bref). Encerclée par les deux gros bras du mec, Soso réussit malgré tout à glisser son bras entre leurs deux corps pour lui chopper les burnes et les serrer violement (on déconne pas avec Soso). Le mec hurle avec une voix légèrement aigüe, tout le monde se retourne, je me précipite vers la chaîne hi-fi et coupe le son pour renforcer l'intensité dramatique de la scène et jeter un grand froid. &lt;br /&gt;J'explose de rire, le mec lève la main pour frapper Soso, je m'interpose pour les séparer et me prends involontairement la main du mec dans le nez (putain, ça pique).&lt;br /&gt;Le mec s'excuse (en me gueulant dessus quand même). Je lui dis que j'oublie s'il lâche l'affaire pour Soso. Quelqu'un remet la musique : "say it right" de Nelly Furtado. J'attrape Soso par le bras et la tire vers la table où se trouvent les boissons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis : "On vient d'arriver, attends un peu avant d'émasculer tout le monde". Elle rit, prend un gobelet et mélange rhum, vodka et jus multivitaminé. &lt;br /&gt;Clem arrive, dansant comme une anguille sur la musique, il est frais comme s'il venait de naître, à part qu'il lui reste des morceaux accrochés à sa barbe naissante. &lt;br /&gt;Je lui fais remarquer. Il s'essuie avec un pull posé sur le dossier du canapé à côté de la table. Soso boit son gobelet cul sec. Elle dit : "On a du retard à rattraper". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clem attrape un bol contenant encore quelques chips et dégueule dedans. Le bol ne suffisant plus, il attrape un saladier rempli de guacamole et de bouts de chips rammollis et dégueule encore. Il dit : "Putain c'est pas vrai, je reviens". &lt;br /&gt;Il retourne dans les chiottes. Personne ne semble avoir remarqué ce qu'il vient de faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso s'enquille deux autres gobelets rhum-vodka-multivitamines. Pendant que je me prépare une vodka-orange accompagnée d'une bière (classique mais efficace).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un grand type s'approche de moi : chemise blanche, lunettes, rasé de près. Il engage la conversation :&lt;br /&gt;- Salut !&lt;br /&gt;- Yo.&lt;br /&gt;- Je suis en école de commerce, tu fais quoi dans la vie ?&lt;br /&gt;- Je m'appelle Fred...&lt;br /&gt;- Ah excuse-moi, moi c'est Filipon.&lt;br /&gt;- Pas de bol.&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Euh, tu fais quoi alors ?&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? T'es de la police ?&lt;br /&gt;- Ok salut.&lt;br /&gt;Le type se barre. Je lâche un "connard" que je crois pour moi-même. Il se retourne en me lancant un regard furieux.&lt;br /&gt;Je me sers une autre bière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-1275399854703480959?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/1275399854703480959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=1275399854703480959&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/1275399854703480959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/1275399854703480959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/soire-partie-2-showtime.html' title='Soirée (partie 2 : showtime !)'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R103n8PQXCI/AAAAAAAAAA8/Xgq7UDnnGs0/s72-c/Fredsoir%C3%A9e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-6193150923440300111</id><published>2007-12-07T20:34:00.000-08:00</published><updated>2007-12-07T10:31:54.625-08:00</updated><title type='text'>Soirée (partie 1 : arrivage sur le site)</title><content type='html'>23h34&lt;br /&gt;On arrive à la soirée, Clem est déjà complètement pété (il n'a pas pu attendre d'arriver et s'est bu tout le riesling). &lt;br /&gt;Catherine (un prénom de bourge) nous accueille. Elle pue l'alcool et sa jupe blanche est tachée par une grosse trace marron au niveau des fesses. Elle prend nos manteaux, m'embrasse sur la bouche (ne me demandez pas pourquoi) et se dirige vers la chambre de ses parents. Clem écarquille les yeux et matant le postérieur de Catherine, il dit : "Fred, zé... euh... zé quoi zur zé fez ?"&lt;br /&gt;- Quoi ? Tu nous racontes quoi Diego De La Vega ? J'ai rien compris.&lt;br /&gt;- Hé les mecs, on voit bien le sperme sur mon t-shirt ou pas ? nous demande Soso. La lumière à l'air un peu faible.&lt;br /&gt;- Oui oui, réponds-je sans la regarder, agacé par le fait que Clem soit déjà HS. T'as essayé de dire quoi abruti ? Essaie de te rassembler un peu et articule avec ta bouche, pas avec ton nez.&lt;br /&gt;Clem dit : "Atta... ahem... c'est de la merde ou quoi sur les fesses de Catherine ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchis. Nous sommes encore dans l'entrée de l'appartement, un 200 mètres carrés sur les quais de la Seine. J'entends "smack my bitch up" de Prodigy qui émane du salon. J'ignore combien de personnes s'y trouvent. Soso se cambre pour faire ressortir son cul et ses seins et se dirige vers le salon après nous avoir mis une main amicale au cul à Clem et moi.&lt;br /&gt;Je dis : "Je pense que Catherine s'est faite enculée vite fait dans ses chiottes, mais apparement elle a eu un petit accident".&lt;br /&gt;Catherine revient de la chambre de ses parents, je m'aperçois qu'elle a des reste de coke sur les narines. Clem lui dit : "Hé Catherine, c'est par où les lattrines ? (même bourré il est classe ce con) Non parce que là, faut vraiment que j'aille dégueuler... (je retire ce que je viens de dire)".&lt;br /&gt;- Par ici, la 3e porte à gauche dans le couloir.&lt;br /&gt;- Merci, je reviens dans pas longtemps.&lt;br /&gt;Clem se précipite dans le couloir, la main devant la bouche et il me semble avoir vu du vomi sortir de son nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine me regarde avec ses yeux mi-clos en me souriant. Je dis : "T'as de la poudre sur le nez et je pense que tu devrais jeter un oeil à ton cul". Elle s'essuie le nez avec un air gêné et se pose devant un miroir situé dans le couloir. J'entends "ouh putain" avant qu'elle ne me regarde les larmes aux yeux. Elle se précipite dans la salle de bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soirée s'annonce mal: Clem dégueule dans les chiottes et Catherine est enfermée dans la salle de bain pour faire disparaître sa merde. Je me dirige vers le salon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-6193150923440300111?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/6193150923440300111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=6193150923440300111&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6193150923440300111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6193150923440300111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/soire-partie-1-arrivage-sur-le-site.html' title='Soirée (partie 1 : arrivage sur le site)'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-8764924798870761147</id><published>2007-12-07T01:28:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:10.716-08:00</updated><title type='text'>Sur le chemin...</title><content type='html'>Ça y est, il est 23h10, Clem, Soso et moi-même descendons le boulevard Saint-Michel à pleine foulée. Les bouteilles de Bordeaux et Riesling ne cessent de s'entrechoquer et j'ai peur qu'un accident arrive : un sac plastique rempli d'un très mauvais rosé...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons devant la fontaine Saint-Michel, lieu de rendez-vous de tous les jeunes pseudo-hippies frustrés et métaleux qui puent le tabac et la sueur. &lt;br /&gt;Je lève les yeux au ciel espérant y voir une étoile ou deux, mais que dalle, c'est comme ça Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soso s'arrête de marcher subitement et pointe la fontaine du doigt. Nous regardons un type courir en tous sens : il s’est enflammé les couilles en jouant au malin avec ses bolas. Seul son fan club s’affole avec lui. Un mec déchiré à la bière et au cannabis lui met des coups de pieds dans les burnes pour éteindre les flammes qui se sont déjà propagées jusqu’au ventre de ce pauvre débile. Pour conclure, ce dernier se jette dans la fontaine, le cul en avant.&lt;br /&gt;Soso dit : "Mais comment il s'est démerdé ce con ?"&lt;br /&gt;- Accident du travail, je réponds.&lt;br /&gt;- En tout cas, ça sent le poulet grillé...&lt;br /&gt;Nous éclatons de rire tous les trois.&lt;br /&gt;Le mec chiale dans sa fontaine, en se tenant ce qui lui reste de testicules entre les mains. Des touristes japonais applaudissent et prennent des photos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1iTWcPQW_I/AAAAAAAAAAk/ssnz-tPvqyQ/s1600-h/Bolas.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1iTWcPQW_I/AAAAAAAAAAk/ssnz-tPvqyQ/s400/Bolas.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141020988390005746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Clem dit : "Non mais franchement, s'immoler le scrotum...". &lt;br /&gt;Je lui explique qu’à la base, le type n’avait probablement pas l’intention de se les cuire, mais parfois, la vie fait que… sans qu’on s’y attende… en toute innocence… à l’insu de notre volonté bienfaitrice… bla bla bla… Bon, c’est pas tout ça, mais on est putain de sacrément à la bourre !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-8764924798870761147?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/8764924798870761147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=8764924798870761147&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8764924798870761147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/8764924798870761147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/sur-le-chemin.html' title='Sur le chemin...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1iTWcPQW_I/AAAAAAAAAAk/ssnz-tPvqyQ/s72-c/Bolas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-2081700453631256136</id><published>2007-12-04T18:04:00.000-08:00</published><updated>2007-12-04T08:57:14.505-08:00</updated><title type='text'>Petite pré-soirée posée</title><content type='html'>Jeudi 12 Novembre, 14H&lt;br /&gt;Une copine me téléphone pour me prévenir qu'elle organise une soirée chez elle le jour même. Une vingtaine de personnes prévues, plurisexes, apporter à boire et/ou à manger. Je lui dis que je viendrai sûrement avec Clem et ma meilleure pote Sophie. La soirée débute à 20h.&lt;br /&gt;J'appelle Clem et Soso pour leur dire de débarquer chez moi vers 21h30 (il faut toujours arriver en retard afin de créer un quelconque effet théâtral et signifier à tous ceux déjà présents que l'on est très attendu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22h30&lt;br /&gt;Clem débarque chez moi.&lt;br /&gt;Si cela peut paraître classe d'arriver à la bourre à une soirée, il faut quand même anticiper le retard de ceux qui vous accompagnent et qui, de surcroît, n'ont évidemment rien acheté. Bon là manifestement... je me suis merdé. Si on ne se dépêche pas, tout sera terminé avant que nous arrivions.&lt;br /&gt;Je suis déjà avec Soso. En ouvrant la porte, je regarde Clem intensément avec ce terrible regard qui exprime à la fois l'hostilité, la frustration, le dégoût, la haine et finalement, la lassitude, l'abandon et la résignation. Je le fais entrer. J'attrape deux bouteilles de vins dans le frigo (un bordeaux et un riesling), enfile mes baskets et mon manteau et m'apprête à sortir.&lt;br /&gt;Le cerveau de Clem grille au moment où celui-ci pose son regard sur le t-shirt de Soso. Il lui dit : "C'est du sperme séché sur ton t-shirt ?". Elle lui répond sans aucune hésitation qu'effectivement, c'est du sperme, le mien d'ailleurs.&lt;br /&gt;Attendez je vais vous expliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flash back, même jour, 21h.&lt;br /&gt;Soso frappe à ma porte. En avance comme toujours. Sans me dire bonjour, elle me demande s'il y aura des mecs à la soirée. Sans attendre ma réponse, elle dit : "Viens avec moi on va dans ta chambre !". Elle m'empoigne le bras et m'attire dans ma "garçonnière". Elle dit : "Si je veux serrer ce soir, faut que je passe pour une slut !" Elle enlève son manteau et son t-shirt. Je constate trois choses :&lt;br /&gt;1) Elle n'a rien sous son t-shirt (pas même un soutif)&lt;br /&gt;2) Ses têtons pointent&lt;br /&gt;3) Je bande...&lt;br /&gt;Elle me dit : "Je DOIS avoir l'air de bouffer des bites à longueur de journée, je veux que tu éjacules sur mon t-shirt. Si tu veux, je te laisse me mater pendant que tu te branles". Dis comme ça, ça peut choquer. Mais connaissant Soso, je ne suis qu'à moitié surpris de la tournure des évènements.&lt;br /&gt;Les amis sont faits pour s'entraider, alors bon... je me suis concentré sur ses seins (qui sont très beaux au passage), je me suis imaginé glissant mon sexe entre ses deux  protubérances graisseuses et puis voilà. Pouf pouf.&lt;br /&gt;Elle dit : "y'a plus qu'à attendre que ça sèche et ça sera niquel".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22h40&lt;br /&gt;Après avoir expliqué l'histoire du sperme séché à Clem (qui ne fut pas non plus surpris par Soso), nous partons à la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22h41&lt;br /&gt;Nous retournons dans mon appart, Clem m'ayant intelligement suggéré de prendre des capotes au cas où...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-2081700453631256136?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/2081700453631256136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=2081700453631256136&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/2081700453631256136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/2081700453631256136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/11/petite-pr-soire-pose.html' title='Petite pré-soirée posée'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-1029072373911022113</id><published>2007-12-01T23:46:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:10.902-08:00</updated><title type='text'>Au réveil...</title><content type='html'>Mon portable me sort de ma torpeur, je me réveille chez Marjorie en pensant à une fraise, un enfant qui joue dans le sable et Clem qui fume une clope.&lt;br /&gt;Tous les matins, c’est la même chose : une haleine à faire crever un putois, du miel pops dans les yeux et une trique impossible à ramollir.&lt;br /&gt;Je suis donc toujours chez Marjorie, dans son lit, elle n’est pas dans la chambre. Je suis pris en sandwich entre le duvet et le matelas, j’entame progressivement une opération délicate d’extraction de mon corps hors de cet endroit moelleux et confortable. Puis finalement non, il fait froid, je me remets sous le duvet. La blondasse débarque en trombe dans la chambre, toute habillée, fraîche comme si elle &lt;br /&gt;s’était réveillée déjà maquillée.&lt;br /&gt;Elle dit : "Le p’tit déj’ est prêt !"&lt;br /&gt;Et moi : "Il est quelle heure là ?" Je regarde ma montre, il est déjà onze heures. J’ai raté le début de mes cours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et m'aperçois qu'il y a du sang sur les draps. Je me demande à qui appartient ce sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1MB3sPQW-I/AAAAAAAAAAc/YQurnRqx3JM/s1600-R/Sang.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1MB3sPQW-I/AAAAAAAAAAc/Vzt8SmhgOCE/s400/Sang.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139453656039447522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me traîne jusqu’à cette foutue table bleue en plastique et pose mon cul tout moite de sueur de la nuit dernière sur une de ces foutues chaises rouges du même matériau. Dire que tout cet ensemble de meubles en plastique coloré coûte les yeux de la tête. Même le mauvais goût a un prix.&lt;br /&gt;Au menu : lait froid, cookies et pâte à tartiner. Je prends un cookie, commence à le manger.&lt;br /&gt;Soudain je songe que le nez comporte des milliers de microvillosités et de poils qui, d’heure en heure, jour après jour, retiennent et entassent tout un tas de merde issu de l’air qu’on respire. J’entame le nettoyage.&lt;br /&gt;- T’es dégueu ! Arrête ça tout de suite putain !&lt;br /&gt;- Tu sais toi, qu’au cours d’une vie entière, l’homme s’extrait presque une tonne de crottes de nez ?&lt;br /&gt;Elle détourne le regard du doigt que je remue dans ma narine et attrape un cookie. Elle dit : "On se fait un resto ce soir ?"&lt;br /&gt;Attendez, laissez-moi deviner… Japonais :&lt;br /&gt;- Japonais ?&lt;br /&gt;- C’est exactement ce à quoi je pensais.&lt;br /&gt;- So « cliché »&lt;br /&gt;Elle se sert un verre d’Évian. Elle dit : "Si je ne bois pas, je me déshydrate, ma peau se dessèche, elle se plisse, des rides apparaissent et je semble plus vieille…"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, retourne dans la chambre pour m'habiller.&lt;br /&gt;Deux minutes plus tard je me dirige vers la porte. je dis : "Merci pour cette soirée et le p’tit déj’. A+" &lt;br /&gt;Elle me court après et m'attrape par le bras, le temps de glisser son numéro de portable dans la poche de mon jean : "Appelle-moi." Elle m'embrasse sur la joue. &lt;br /&gt;Je lui lâche un sourire et m'en vais.&lt;br /&gt;Une fois dehors je prends le papier qu'elle a glissé dans ma poche et le jette dans une poubelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-1029072373911022113?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/1029072373911022113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=1029072373911022113&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/1029072373911022113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/1029072373911022113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/au-rveil.html' title='Au réveil...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1MB3sPQW-I/AAAAAAAAAAc/Vzt8SmhgOCE/s72-c/Sang.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-3057312029486131916</id><published>2007-12-01T21:00:00.000-08:00</published><updated>2007-12-02T11:40:11.282-08:00</updated><title type='text'>La pâte à modeler</title><content type='html'>Il est 14h20 le lendemain et je suis assis sur un banc dans un petit jardin à la sortie de métro de Saint-Germain-des-Prés, j’attends Clem qui est censé me rejoindre à 14h. Je lis American Psycho.&lt;br /&gt;Clem apparaît enfin devant l’entrée du jardin. Chemise blanche moulante à manches courtes, avec des snoopys imprimés dessus. Pantalon large kaki. Il a des cernes, les cheveux en foutoir, une barbe de deux jours bref, une sale tête. Il s’allume une clope. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Fumer ralentit le débit sanguin et peut provoquer des troubles de l'érection."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dit : "J’ai pas dormi de la nuit, mes tuteurs n’arrêtaient pas de s’engueuler, alors je suis allé au ciné, voir un vieux film avec James Stewart, je ne me rappelle de rien, j’ai à moitié dormi. C'était quoi putain... ah oui, The Shop Around The Corner" Il marque un temps d’arrêt, je crois qu’il réfléchit. "À un moment donné, je vais pisser dans les chiottes du cinéma. Derrière la porte d’une des cabines de toilettes, j’entends un mec qui compte jusqu’à six… rapidement, en marquant chaque chiffre : un, deux, trois, quatre, cinq, siiiix... un, deux, trois, quatre, cinq, siiiix... Ça devait probablement le motiver pour déféquer."&lt;br /&gt;Je lui demande : "Pourquoi avais-tu besoin que je te remplace hier soir ?"&lt;br /&gt;- J’avais une fraise dans la poche.&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Marjorie vient souvent au Ginmill, elle t’avait déjà vu discuter avec moi, elle voulait que je lui arrange le coup.&lt;br /&gt;- Alors c’était un piège ? Mais c'est quoi ton histoire de fraise ?&lt;br /&gt;- Euh… ouais, si tu veux… c’était un piège.&lt;br /&gt;- I’ve been screwed !&lt;br /&gt;Autour de nous, les feuilles virevoltent dans une danse bizarre. Une fois posées au sol, elles semblent former des mots : "bébé" puis "noie" puis "noie le bébé".&lt;br /&gt;Je sors quelques feuilles de mon sac à dos et les tends à Clem : "Je crois que j’ai trouvé un truc qui va t’intéresser, il reste juste à faire des tests pour les proportions." Clem s’empare des feuilles, il commence à les lire en diagonale : "Fabrication d’une bombe avec du chlore de piscine et du lait…", "avec du désherbant et du sucre…", "du peroxyde d’acétone et des balles de ping-pong", "du foutre et du sucre"… du foutre et du sucre ? Tu te fous de moi ?&lt;br /&gt;Clem explose de rire, les larmes arrivent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après s’être calmé, il relit rapidement… nitrocellulose… 50 ml d'acétone…&lt;br /&gt;Je range mon livre dans mon sac et regarde un enfant qui joue avec sa mère, il fait des pâtés de sable et secoue son râteau dans tous les sens, il est heureux. Cela ne durera pas, lorsqu’il découvrira dans quel monde il grandit, lorsqu’il devra travailler, lorsqu’il se fera humilier par les autres, lorsqu’il se fera chopper par les flics avec du matos sur lui, son petit sourire insouciant s’effacera. &lt;br /&gt;Clem est toujours plongé dans ses recettes : "…peroxyde d’acétone… peroxyde d'hydrogène (H2O2 à 9%)..." Il me regarde, l’air satisfait et dit : "pourquoi tu me donnes ça en fait ? C'est pour faire de la pâte à modeler Play d’Oh ?"&lt;br /&gt;Il a raison, je n’en sais foutre rien.&lt;br /&gt;Je me lève, sors mon portable de ma poche pour appeler Marjorie. Je compose le numéro : 06.98.6… je me rends compte que l’agencement des touches de mon portable n’a aucun sens. Il n’y a rien d’écrit sur les feuilles que Clem plie en quatre pour les glisser dans la poche arrière de son pantalon. Je tombe sur le répondeur de Marjo. Je ne comprends rien à ce qu’elle dit. Je raccroche.&lt;br /&gt;Clem ricane : "Elle t’a plu hein ? La p'tite salope...". Oui, lui réponds-je en regardant le bac à sable où se trouvait l’enfant il y a une minute.&lt;br /&gt;Je regarde Clem mais il est déjà ailleurs. À son tour, il regarde l’enfant inexistant qui s’amusait dans le tas de sable. &lt;br /&gt;Il dit : "Être gosse, c’est génial, on s’amuse d’un rien." Clem se retourne vers moi et me lâche : &lt;br /&gt;- Tu savais qu’un enfant sur cinq est chinois ?&lt;br /&gt;- Euh… non Clem, je l’ignorais… Mais je te promets de ne pas avoir plus de quatre enfants.&lt;br /&gt;- Je dois y aller, j'ai des trucs à faire.&lt;br /&gt;- Va mon grand, va.&lt;br /&gt;Et il se casse. Je sors mon livre du sac et poursuis ma lecture. Mon portable sonne…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-3057312029486131916?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/3057312029486131916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=3057312029486131916&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3057312029486131916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3057312029486131916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/la-pte-modeler.html' title='La pâte à modeler'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-5669305807083910599</id><published>2007-12-01T18:31:00.000-08:00</published><updated>2010-03-24T03:55:34.246-07:00</updated><title type='text'>La bitch...</title><content type='html'>01h17.&lt;br /&gt;Je pensais qu’elle déconnait. Mais non, elle est là. Elle m’attend. Le Bouledogue, enfin le Caniche, enfin le Teckel, enfin je ne sais plus, mais sa foutue mèche est toujours là. Elle prend la pose : une jambe tendue, l’autre légèrement pliée, les pouces dans les poches de son jean, la tête légèrement inclinée. Bienvenue chez GAP.&lt;br /&gt;Je dis au revoir aux gars, je sors du café et elle ouvre sa putain de bouche : "Désolée pour le retard mon chou." Ses lèvres sont ni trop fines, ni trop pulpeuses, mais sexy quand même. À vue de nez, elle chausse du 90B. Je m’approche d’elle, c’est du 90C (ouch...).&lt;br /&gt;Marjorie. C’est comme ça qu’elle s’appelle. Elle me roule une pelle et m’embarque chez elle : un petit studio grassement payé par papa et maman, dans le style des années 70. Tout le mobilier est en plastique, des couleurs vives partout… Des chaises en plastique translucide rouge, des étagères en plastique translucide mauve, une colonne pour ranger les CDS en plastique translucide bordeaux, une table carrée plastique translucide bleu. C’est comme ça maintenant, un incendie se déclare : les meubles ne brûlent pas, ils fondent. J’ai les yeux qui se dessèchent devant toutes ces chiures colorées.&lt;br /&gt;Elle dandine son petit cul moulé dans son jean devant moi qui suis assis dans son canapé et commence à se désaper devant moi. Elle vire sa veste, son haut noir complètement déstructuré genre "c’est une styliste indépendante qui me l’a confectionné sur mesure."&lt;br /&gt;Elle me dit : "T"as envie de quelque chose ?" Ouais, qu’elle prenne une paire de ciseaux et se coupe sa putain de mèche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1H9CsPQW9I/AAAAAAAAAAU/F6HT9J24QD4/s1600-R/marjorie.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1H9CsPQW9I/AAAAAAAAAAU/KyvshbNjNpM/s400/marjorie.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139166872483158994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elle enlève le haut et garde juste son shorty (dissimulerait-elle une bite ?).&lt;br /&gt;Nous nous allongeons sur son lit, et c’est parti : léchage en pagaille, roulage de patins, titillation de tétons, pelotage, etc.&lt;br /&gt;Je lui enlève son shorty et m’aperçois que la moquette n’est pas assortie aux rideaux : Blonde en haut, brune en bas. Je lui enfonce un doigt, elle me chope la verge, se la fout dans la bouche et me la suce comme une sauvage.&lt;br /&gt;Putain ce qu’elle s’y prend mal. Elle me la mord et aspire si fort que mes abdos se contractent jusqu’à la crampe, je ne peux plus respirer. Sur le moment, l’image d’une ventouse me vient à l’esprit. Je la choppe par les cheveux et lui tire la tête en arrière pour qu’elle arrête le massacre. J’ai eu ma dose, je me glisse sur elle, m’introduis doucement là où j’ai vu les singes le faire à la télé. Elle commence à gémir et Canal+ active le cryptage du son et de l’image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: putain j'ai oublié de mettre une capote...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-5669305807083910599?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/5669305807083910599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=5669305807083910599&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5669305807083910599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/5669305807083910599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/la-bitch.html' title='La bitch...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/R1H9CsPQW9I/AAAAAAAAAAU/KyvshbNjNpM/s72-c/marjorie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-3497902232461429011</id><published>2007-12-01T17:33:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:11.252-08:00</updated><title type='text'>Remplacement</title><content type='html'>Clem travaille dans un bar de merde : le Corporate Ginmill. Ce n’est pas la première fois que je le remplace, je connais bien la maison. Ce café-bar est assez grand pour accueillir une cinquantaine de personnes. Des tables basses, rondes, noires avec au centre, un cendrier circulaire en verre. De petits cylindres confortables de toutes les couleurs entourent les tables. Ambiance tamisée, pour soirée de jeunes branleurs de merde qui n’ont rien d’autre à foutre que de dépenser tout l’argent de leurs riches parents dans des boissons hors de prix.&lt;br /&gt;Ces petites pétasses se ressemblent toutes : baskets Converse, jean bleu délavé, veste kaki et grosse mèche en travers du front qui leur masque partiellement les yeux. &lt;br /&gt;Ces petits trouducs se ressemblent tous : jean bleu délavé, troué, usé, chemise Gucci pré-froissée à manches longues et tellement de gel sur la tête que leurs cheveux brillent comme le beurre de cacahuète que le mec du commissariat s'était tartiné sur le cul. Des petits bourges, qui minent d’être concernés par la pauvreté dans le monde, qui s’opposent au capitalisme et qui pourtant, en profitent les premiers, ils se lancent des "ouais, grave !", des "tu vois quoi", des "j’hallucine", des "merde, j’ai plus de clopes, je peux t’en taxer ?", des "t’as vu mon nouveau chemisier ?", des "et mon nouveau sac ?", des "et mes pompes ? T’as vu, je les ai trouvées en blanc !", des "j’ai pris un taz la semaine dernière, c’était trop mortel !", des "LOL !!!", des "j’ai mon string qui me rentre dans la fouf", des "hey mais qui a dit ça ?!! La classe quoi…", etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'éclipse cinq minutes aux toilettes pour m'astiquer tranquille. je réalise soudain que le sèche main est une arnaque. Il faut appuyer sur un bouton rectangulaire pour l'activer bien qu'il y ait écrit "automatic" sur ledit bouton...&lt;br /&gt;Bref, je sors des latrines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_hWs5A80Zmrk/R04Niek0M1I/AAAAAAAAAEk/VKznRZC-QR0/s1600-h/automatic.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_hWs5A80Zmrk/R04Niek0M1I/AAAAAAAAAEk/VKznRZC-QR0/s400/automatic.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138059110850507602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je check les commandes et demande au patron : "La mayonnaise, c’est où ?" Il pointe un placard réfrigéré sous le bar. Je tire la poignée métallique, j’ouvre le placard et en sort un tupperware remplit d’une substance visqueuse et jaune qui ressemble vaguement à de la mayonnaise dans laquelle est ensevelie une cuillère en inox. Je plonge ma main dans ce merdier visqueux et en extirpe l’objet brillant. Le manche est gras et poisseux, j’étale deux cuillerées de mayo sur une petite assiette. Je range tout, m’essuie la main sur la blouse d’un client accrochée au porte-manteau et me dirige avec la mayonnaise vers la table n° 14. Je dépose le truc jaune et gras devant le nez de ces petits merdeux et je retourne près du bar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tard dans la soirée, je regarde un des serveurs préparer les couverts lorsque le barman me dit : "Je crois qu’une petite bonasse a envie de toi, là-bas, la blonde avec la veste kaki et la mèche en travers du front." Il est con lui, elles sont toutes comme ça. Je scrute la salle, et en effet, une blondinette me fait signe d’approcher avec son index dont l’ongle ressemble à un suppositoire à l’eucalyptus. Je fais l’effort de me mouvoir jusqu’à sa majesté qui, sous l’effet d’une quelconque substance psychotrope (ses yeux étaient... comment dire... disons qu'ils ne lui servaient à rien) me dit : "Je te boufferais bien le cul". Cette fille ressemble à un Yorkshire. Bref, je lui dis que je termine mon service à une heure du matin. Elle sourit, me sort un "okay" difficilement articulé et là-dessus, je vais m’occuper d'un autre client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sourire du gars met bien en évidence ses dents mal foutues. Il veut "un peu de tequila, un peu de sunrise (trop drôle) et des frites, s’il vous plaît !". Je prends la commande et la dépose au bar, devant le barman. Au passage, je lui lance : "Arrêtez d’offrir des Carambars aux clients."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-3497902232461429011?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/3497902232461429011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=3497902232461429011&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3497902232461429011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/3497902232461429011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/12/remplacement.html' title='Remplacement'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_hWs5A80Zmrk/R04Niek0M1I/AAAAAAAAAEk/VKznRZC-QR0/s72-c/automatic.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-6757485182500820698</id><published>2007-11-30T10:54:00.000-08:00</published><updated>2007-11-30T18:29:07.467-08:00</updated><title type='text'>Le beurre de CACAhuète</title><content type='html'>Nous sommes jeudi et Paris bénéficie d'un bel après-midi de merde où il pleut comme à l’accoutumée, je me retrouve au commissariat pour porter plainte contre X. Ce fumier de X m’a volé mon sac à dos qui contenait tout ou partie de ma vie : mon fric, mon maillot de bain moule boules et pire, un paquet de fraises tagada. J’attends mon tour pour me plaindre, je suis assis dans le hall sur une putain de chaise en plastique beige, fabriquée de manière à vous faire mal au cul quelle que soit la position que vous adoptez. Je me trouve à côté d'un type. Il a du sang séché entre les jambes. Sans me regarder il dit : "Ma copine a essayé de me boulotter la pine, je porte plainte contre cette salope de cannibale. Tu es là pour quoi toi ?"&lt;br /&gt;- Un con m’a piqué mes putains de fraises tagada.&lt;br /&gt;- L’enfoiré, il a dû les manger.&lt;br /&gt;- Possible…&lt;br /&gt;- Aïe ! Ma queue !&lt;br /&gt;Le mec gigotte comme un épileptique en se tenant l'entrejambe. Deux flics&lt;br /&gt;accourent pour voir ce qui se passe. Il sort sa queue ensanglantée devant tout le monde : les flics, les autres qui attendent, moi. L’un des flics s’évanouit et l’autre flic pique une crise et l'attrape par le col : "Tu te fous de moi p’tit con ?" Le mec se plonge la main dans le caleçon et en sort un truc immonde, gras, qui rappelle une bonne vieille diarrhée, puis il se lèche la main. Le flic le lâche et renvoie son déjeuner sur place, devant tout le monde : les flics qui arrivent, les autres qui attendent, moi. Le mec se marre, avec sa bouche toute brillante de beurre (car oui, ça empestait le beurre de cacahuète) et se tire en courant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-6757485182500820698?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/6757485182500820698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=6757485182500820698&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6757485182500820698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/6757485182500820698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/11/le-beurre-de-cacahute.html' title='Le beurre de CACAhuète'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-4645683807730616733</id><published>2007-11-29T19:30:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:29:11.525-08:00</updated><title type='text'>Une soirée de plus chez mon pote...</title><content type='html'>Nous sommes mercredi soir, assis en tailleur sur le lit de mon meilleur pote : Clément. Son lit est une sorte de rectangle en mousse jaune et un duvet rempli de plumes de canard qui voltigent et s’éparpillent dans la chambre au moindre mouvement. Il me reaconte que pour faire craquer les filles, il entre chez Sephora, attend que le vigil et les vendeuses aient le dos tourné, puis il ouvre sa braguette, sort sa queue, se décalotte le prépuce et se vaporise du Calvin Klein, du Armani ou encore du Chanel n° 5 sur le gland. Ce mec est une bite de luxe sur pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Clem s'allume une clope (acétone, phosphore, méthanol, goudron, formaldéhyde, naphtaline, nicotine, cadmium, monoxyde de carbone, chlorure de vinyle, plomb, acide cyanhydrique, cire d’abeille, ammoniaque, laque, térébenthine, arsenic, méthoprène, butane, polonium 210, DDT, xylène…) La clope : son « suicide progressif ». Sa maîtrise de la mort, le contrôle de sa vie.&lt;br /&gt;  Aujourd’hui, il est torse nu et porte un jean bleu délavé par quatre années d’utilisation intensive. Il n’achète ni DVDs ni CDs (merci le peer to peer) ni revues pornos, il ne possède pas de téléphone portable, bref, c’est un européen raté. Il me regarde avec ses yeux verts et ses cheveux ébouriffés devant son front. Clem sourit comme un con, avec ses dents parfaitement alignées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_hWs5A80Zmrk/R04E0-k0M0I/AAAAAAAAAEc/ODGiaWObveA/s1600-h/MAx.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_hWs5A80Zmrk/R04E0-k0M0I/AAAAAAAAAEc/ODGiaWObveA/s400/MAx.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138049533073437506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sa tutrice frappe à la porte de sa chambre (car oui, il a été adopté : personne n'en veut que voulez-vous ?). Un coup de fil pour lui. Elle se glisse difficilement à l’intérieur de la pièce par l’encadrement de la porte en se tortillant et écrasant son gras contre le mur. C’est une grosse dondon avec des cheveux blonds coupés au carré. Elle porte un t-shirt orange fluo et un pantalon en stretch noir qui lui moule les deux boudins qui lui servent de jambes et le zeppelin qui lui sert de cul. Elle me crache : "Encore là Fred !? Alors tes études de chimie ? Et tes parents ?" Elle donne le combiné à mon pote. Je lui réponds que ma mère est toujours aussi frustrée sexuellement, que mon père ment encore sur son état de santé pour continuer à percevoir sa pension d’invalidité et que mes études se portent à merveille, merci bien.  &lt;br /&gt;  Elle ouvre ses grands yeux marron, couleur chiure de chauve-souris, regarde vers le sol d’un air consterné, puis finalement, sort son gros cul obèse de la chambre en grognant. Clem passe sa main dans ses cheveux gras, la regarde, la renifle, plisse son front d’un air soucieux, s’essuie la main sur son jean : "Tu pourrais me remplacer au boulot demain soir ?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-4645683807730616733?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/4645683807730616733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=4645683807730616733&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4645683807730616733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4645683807730616733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/11/une-soire-de-plus-chez-mon-pote.html' title='Une soirée de plus chez mon pote...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_hWs5A80Zmrk/R04E0-k0M0I/AAAAAAAAAEc/ODGiaWObveA/s72-c/MAx.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1061573554547622549.post-4483335182808659330</id><published>2007-11-26T17:29:00.000-08:00</published><updated>2007-11-30T17:30:09.295-08:00</updated><title type='text'>Faisons d'abord les présentations...</title><content type='html'>Je suis l'entité virtuelle de Fred. Approchant dangereusement (mais non sans prudence...) du quart de siècle, je me chuchotte à l'oreille l'idée que peut-être... je pourrais moi aussi raconter ma vie comme des millions de gens virtuels qui préfèrent se cacher derrière un écran plutôt que de rencontrer de vraies personnes en chair et en os que l'on peut toucher, regarder, sentir, faire boire et dépuceler.&lt;br /&gt;N'ayant pas la volonté de cracher dans la soupe puisque, moi-même, j'entre dans ce cercle très ouvert des bloggeurs, je me propose de vous raconter ma vie trépidante de parisien et d'en sélectionner les passages que je jugerai "édifiants", c'est-à-dire ceux montrant que je vaux mieux que vous.&lt;br /&gt;Cordialement pour le plaisir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1061573554547622549-4483335182808659330?l=apologiedumoi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/feeds/4483335182808659330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1061573554547622549&amp;postID=4483335182808659330&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4483335182808659330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1061573554547622549/posts/default/4483335182808659330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://apologiedumoi.blogspot.com/2007/11/faisons-dabord-les-prsentations.html' title='Faisons d&apos;abord les présentations...'/><author><name>Fred</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10952385340359358430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='28' src='http://2.bp.blogspot.com/_JliCTCAQUAY/SM47ZaUArrI/AAAAAAAAABs/6f8kUrplpaI/S220/Branleur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
