Je me réveille quelque part dans mon appartement. Je réussis à ouvrir les yeux pour me rendre compte que je suis allongé sur le sol, juste devant mon canapé (c'est con, si près du but...). Mon téléphone vibre, c'est un message d'Adrien : "Wouhou ! J'ai dormi avec une fille, ça m'a fait saigner du nez comme dans les mangas !"
Je me lève difficilement et ouvre complètement les yeux au moment où je me bouffe le coin de la table basse en pleine tête. Je constate qu'il est 10h, je vacille, m'écroule sur le canapé et me rendors...
Je me réveille à nouveau, alerté par la sonnette de ma porte. DRING DRING ! Et ça recommence... et encore... et encore... Puis ça s'arrête.
Là, je m'aperçois que je suis encore allongé sur le sol. La sonnette retentit à nouveau. Elle sonne de façon régulière. Je me lève et me précipite vers la porte. J'en profite pour me prendre le coin de ma table basse dans le tibia, c'est gratuit et ça fait toujours plaisir. J'ouvre la porte : personne. Mais la sonnette braille toujours.
(7 secondes plus tard) Putain, c'est la sonnerie de mon téléphone. Je retourne vers la table basse où la sonnerie du téléphone (et donc le sus dit téléphone) continue de pourrir le doux silence de mon appartement. Je décroche : "Allo Fredo ? je te réveille pas ? Connecte-toi tout de suite à Internet, je t'ai envoyé le lien d'une vidéo, tu vas trop te poiler !"
- Putain Romain, tu sais quelle heure il est ?
- 14h34.
- Quoi déjà ?! Ok... bon ouais, je regarderai ça tout à l'heure...
- Non, tout de suite.
- Plus tard.
- Ouais. Bon, sinon ça s'est passé comment avec Soso ?
- Je sais pas, je me rappelle pas. Elle doit être chez elle ou quoi.
- Mon cul ouais, elle est chez toi, elle est rentrée avec toi hier soir.
- ... c'est pas mon genre.
- Je crois qu'hier, tu as fini par faire une exception.
- Ben écoute, je la vois pas là...
- Ouais... ah au fait, je me disais hier : "Pissandre", c'est pas un prénom.
- Et ?
- Ben je te le dis, c'est tout.
- Je te laisse, je vais essayer de me mouvoir chez moi sans me blesser.
- Yep, ça roule bichon. Prends soin de toi, mange six fruits et légumes par jour, fais de l'exercice, manger-bouger... tout ça...
- Ouais, bisou.
- Pareillement.
Je fouille dans ma cuisine pour me trouver un truc à grignoter : des biscuits, des triscuits, de l'huile d'olive, des sauces périmées, du sel trop humide pour être utilisé, du blanc de poulet devenu violet, des aspirines en comprimés et du lait... je regarde l'étiquette : ouais, lui aussi périmé. J'abandonne.
J'allume mon ordinateur et le temps qu'il démarre, je vais aux toilettes. En passant devant la porte de ma chambre, une question me vient à l'esprit : pourquoi Marty ne se tape-t-il pas sa mère quand il se trouve dans le passé ? Elle est quand même vachement bonne...
Puis, une seconde question se pose à moi : il est devenu quoi depuis tout ce temps le mec des blagues de Toto ? Il est pas en H.E.C. ou un truc du genre ?
Je pousse la porte de ma chambre : la réponse à une troisième question me pète à la gueule alors que je découvre Soso complètement nue dans mon lit.
vendredi 28 novembre 2008
lundi 17 novembre 2008
Fin de soirée
Marjorie est en train de m'engueuler : "Comment ça t'as besoin que Sophie vienne te libérer ? Hein ?"
- Ah, c'est pas parce que je t'ai aussi traitée de grosse pute que tu t'énerves ?
- J'allais y venir petit connard ! Soso m'avait entendue elle aussi. Elle se dirige vers nous, l'air intriguée. Elle tient une verre de champagne à la main... hé mais son décolleté est plus large que tout à l'heure non ? Je dis : "Où as-tu trouvé du champagne ? Soso... on voit pratiquement tes seins là..."
- C'est pas du champagne, c'est du vin blanc mélangé à la de limonade. Astucieux non ?
- Ben ça dépend, c'est pas un peu dégueulasse ?
- Complètement ! - Ah je me disais, parce que...
- Bon c'est fini vous deux ?! On discutait là...
Soso m'attrape et m'embrasse sauvagement. Puis elle regarde Marjorie et dit : "Maintenant il est à moi, va te chercher un danseur de tektonik de plus de 30kg. Fred a beaucoup souffert ces derniers temps, fous lui la paix."
Marjorie baisse la tête et s'en va en direction du balcon, probablement pour fumer une clope... ou pour sauter. On sait pas !
Je dis : "Merci ma Soso, je sais que je peux compter sur toi, t'as toujours été là pour moi. Je dis pas ça spécialement pour Marjorie, mais c'est toi qui m'a traîné de force au cimetière pour voir ma mère, tu t'es toujours occupée de moi..."
- C'est parce que je t'aime mon Fred, mais là tout de suite je vais aller vomir...
- Le faux champagne ?
Elle me fait signe que oui tout en se dirigeant vers l'autre bout du salon. Ah... elle n'a pas eu le temps d'atteindre les toilettes... Aïe ! Sur le gâteau d'anniversaire en plus. Attendez... c'était un anniversaire ?
Je fonce sur le balcon. Je ne vois pas Marjorie. Je regarde dans la rue, par acquis de conscience : je vois des pompiers. Ils ramassent le clochard sur lequel crachait Anus. J'arrache un bouquet de géraniums (euh le pluriel de "géranium", c'est pas "gérania" ? Non parce qu'en latin : templum, templum... templa... accusatif pluriel, non ? Ho et puis merde !). Donc je me saisis de mes gérania (si si, j'y tiens) et retourne précipitamment dans le salon. Là, je vois Soso qui est encore à genou, réalisant que le gâteau n'aura certainement plus jamais le même goût. Je tends mon bouquet à Claire, à moitié en larmes à la vue de son gâteau au vomi de faux champagne.
Je dis : "Joyeux anniversaire !!!" Romain et Adrien se mettent à chanter derrière moi. Romain prend la voix de Claude François pour chanter "joyeux anniversaire" et Adrien improvise un beatbox.
Claire nous regarde, dépitée. Elle dit :
- Les géraniums de ma mère...
- Euh "gérania" !
- Ta gueule ! Foutez-moi le camp tous les quatre, je veux plus vous voir de la soirée !
Je ramasse Soso qui semble affaiblie et vraiment désolé de ce qu'elle a fait. Je dis : "Romain, va nous chercher nos manteaux."
Romain se précipite dans le couloir près de l'entrée et nous rapporte nos manteaux. Je couvre Soso avec le sien et nous partons tous les quatre. J'entends quelqu'un hurler du salon : "Ben moi en tous cas, j'ai bien rigolé ! Merci les mecs !"
C'était Anus...
- Ah, c'est pas parce que je t'ai aussi traitée de grosse pute que tu t'énerves ?
- J'allais y venir petit connard ! Soso m'avait entendue elle aussi. Elle se dirige vers nous, l'air intriguée. Elle tient une verre de champagne à la main... hé mais son décolleté est plus large que tout à l'heure non ? Je dis : "Où as-tu trouvé du champagne ? Soso... on voit pratiquement tes seins là..."
- C'est pas du champagne, c'est du vin blanc mélangé à la de limonade. Astucieux non ?
- Ben ça dépend, c'est pas un peu dégueulasse ?
- Complètement ! - Ah je me disais, parce que...
- Bon c'est fini vous deux ?! On discutait là...
Soso m'attrape et m'embrasse sauvagement. Puis elle regarde Marjorie et dit : "Maintenant il est à moi, va te chercher un danseur de tektonik de plus de 30kg. Fred a beaucoup souffert ces derniers temps, fous lui la paix."
Marjorie baisse la tête et s'en va en direction du balcon, probablement pour fumer une clope... ou pour sauter. On sait pas !
Je dis : "Merci ma Soso, je sais que je peux compter sur toi, t'as toujours été là pour moi. Je dis pas ça spécialement pour Marjorie, mais c'est toi qui m'a traîné de force au cimetière pour voir ma mère, tu t'es toujours occupée de moi..."
- C'est parce que je t'aime mon Fred, mais là tout de suite je vais aller vomir...
- Le faux champagne ?
Elle me fait signe que oui tout en se dirigeant vers l'autre bout du salon. Ah... elle n'a pas eu le temps d'atteindre les toilettes... Aïe ! Sur le gâteau d'anniversaire en plus. Attendez... c'était un anniversaire ?
Je fonce sur le balcon. Je ne vois pas Marjorie. Je regarde dans la rue, par acquis de conscience : je vois des pompiers. Ils ramassent le clochard sur lequel crachait Anus. J'arrache un bouquet de géraniums (euh le pluriel de "géranium", c'est pas "gérania" ? Non parce qu'en latin : templum, templum... templa... accusatif pluriel, non ? Ho et puis merde !). Donc je me saisis de mes gérania (si si, j'y tiens) et retourne précipitamment dans le salon. Là, je vois Soso qui est encore à genou, réalisant que le gâteau n'aura certainement plus jamais le même goût. Je tends mon bouquet à Claire, à moitié en larmes à la vue de son gâteau au vomi de faux champagne.
Je dis : "Joyeux anniversaire !!!" Romain et Adrien se mettent à chanter derrière moi. Romain prend la voix de Claude François pour chanter "joyeux anniversaire" et Adrien improvise un beatbox.
Claire nous regarde, dépitée. Elle dit :
- Les géraniums de ma mère...
- Euh "gérania" !
- Ta gueule ! Foutez-moi le camp tous les quatre, je veux plus vous voir de la soirée !
Je ramasse Soso qui semble affaiblie et vraiment désolé de ce qu'elle a fait. Je dis : "Romain, va nous chercher nos manteaux."
Romain se précipite dans le couloir près de l'entrée et nous rapporte nos manteaux. Je couvre Soso avec le sien et nous partons tous les quatre. J'entends quelqu'un hurler du salon : "Ben moi en tous cas, j'ai bien rigolé ! Merci les mecs !"
C'était Anus...
dimanche 9 novembre 2008
La pasteurisation
Et putain, s'il y a bien une personne au monde que j'ai pas envie de voir, c'est bien Sim. Mais là, il ne s'agit pas de Sim. Marjorie vient de débarquer dans le salon. Elle observe mes acolytes affalés les uns sur les autres, avec en prime : Romain au-dessous qui pousse des cris d'agonie.
Elle ne m'a pas encore vu, je me faufile discrètement vers le bar improvisé à l'autre bout du salon. Espérons que ma barbe et mes cheveux suffiront à passer inaperçu.
Je cherche les fameux russes blancs dont parlait Adrien, mais je ne vois rien. J'aperçois une brique de lait et demande à un grand type à côté de moi : "J'ai le droit d'utiliser le lait pour me faire un russe blanc ?"
- Qu'est-ce que ça peut me foutre ?
- Ouais c'est pas faux... J'espère au moins qu'il est pasteurisé.
- Ouais ouais Pasteur... Pasteur... ce vieux fils de pute !
Le type broie son gobelets en plastique dans sa main, ce qui a pour conséquence de lui faire gicler son jus de fruit en pleine gueule.
Je demande : "Il t'a fait quoi Pasteur ?"
- Il a tout piqué aux autres mecs ! Mais putain c'est vrai quoi ! La désanhydridation par le bromure hyallurogénique désaturé (je ne me souviens plus exactement des termes techniques qu'il a employés, alors j'ai inventé ceux-là, pardonnez-moi), c'est pas lui qui l'a trouvé ! C'est Damian Ofrakenberg, professeur en exobiochimie élémentale à l'université de Palm Spring, auteur de nombreux articles sur la configuration géométrique des habitats primaires des singes de mer en période de mousson. Il est également l'inventeur, mais ça on le sait tous, de l'éponge en bois (euh là encore, je suis désolé, j'ai encore dû broder autour de ce qu'il m'a dit).
- Bon écoute mec, moi tout ce que je veux, c'est un RB, alors va fabriquer du plutonium avec une allumette et des noix de cajou. Je suis pas un public pour toi.
Le type se barre, le visage tout rouge et les dents serrées. Ah oui, il me traite de "pauvre con de yankee."
Clem me rejoint, il dit : "Avec Adrien et Soso, on a défoncé Romain ha ha ! Bon, sur ce, moi je vais me rentrer, ma nana m'attend."
- T'as une nana toi maintenant ?
- Ben ça fait trois mois qu'on ne s'est pas vus mon Fred, t'as raté plein de trucs. Mais on en reparlera.
Il sort son téléphone et compose un numéro : "Ouais ma chérie ? T'es pas encore couchée là ? J'arrive, je vais partir... ouais... ouais... Par contre euh... il reste un peu de poulet ? OK, c'est cool, je fonce. Bisou."
Il me fait la bise et s'en va.
Je me retourne vers le bar pour me faire un RB. Soudain, je sens qu'on me met une main au cul. Je me retourne : c'est Marjorie.
Elle dit (avec un grand sourire presque sincère) : "Salut Fred, ça faisait longtemps ! Je vois que t'as changé de look, tu vas bien ?"
Je mets mon index sous mon nez pour feindre une fausse moustache et dit : "Fred est parti par là." J'indique la direction du bol de cacahuète posé à côté de moi.
- Arrête tes conneries, pourquoi tu ne m'as pas appelée ?
- J'étais occupé à euh... en fait, si tu veux...
Là je pense fort à Soso : Soso je t'en prie, viens à mon secours, libère moi de cette grosse pute !
Ah putain ! Je l'ai dit tout haut !
Elle ne m'a pas encore vu, je me faufile discrètement vers le bar improvisé à l'autre bout du salon. Espérons que ma barbe et mes cheveux suffiront à passer inaperçu.
Je cherche les fameux russes blancs dont parlait Adrien, mais je ne vois rien. J'aperçois une brique de lait et demande à un grand type à côté de moi : "J'ai le droit d'utiliser le lait pour me faire un russe blanc ?"
- Qu'est-ce que ça peut me foutre ?
- Ouais c'est pas faux... J'espère au moins qu'il est pasteurisé.
- Ouais ouais Pasteur... Pasteur... ce vieux fils de pute !
Le type broie son gobelets en plastique dans sa main, ce qui a pour conséquence de lui faire gicler son jus de fruit en pleine gueule.
Je demande : "Il t'a fait quoi Pasteur ?"
- Il a tout piqué aux autres mecs ! Mais putain c'est vrai quoi ! La désanhydridation par le bromure hyallurogénique désaturé (je ne me souviens plus exactement des termes techniques qu'il a employés, alors j'ai inventé ceux-là, pardonnez-moi), c'est pas lui qui l'a trouvé ! C'est Damian Ofrakenberg, professeur en exobiochimie élémentale à l'université de Palm Spring, auteur de nombreux articles sur la configuration géométrique des habitats primaires des singes de mer en période de mousson. Il est également l'inventeur, mais ça on le sait tous, de l'éponge en bois (euh là encore, je suis désolé, j'ai encore dû broder autour de ce qu'il m'a dit).
- Bon écoute mec, moi tout ce que je veux, c'est un RB, alors va fabriquer du plutonium avec une allumette et des noix de cajou. Je suis pas un public pour toi.
Le type se barre, le visage tout rouge et les dents serrées. Ah oui, il me traite de "pauvre con de yankee."
Clem me rejoint, il dit : "Avec Adrien et Soso, on a défoncé Romain ha ha ! Bon, sur ce, moi je vais me rentrer, ma nana m'attend."
- T'as une nana toi maintenant ?
- Ben ça fait trois mois qu'on ne s'est pas vus mon Fred, t'as raté plein de trucs. Mais on en reparlera.
Il sort son téléphone et compose un numéro : "Ouais ma chérie ? T'es pas encore couchée là ? J'arrive, je vais partir... ouais... ouais... Par contre euh... il reste un peu de poulet ? OK, c'est cool, je fonce. Bisou."
Il me fait la bise et s'en va.
Je me retourne vers le bar pour me faire un RB. Soudain, je sens qu'on me met une main au cul. Je me retourne : c'est Marjorie.
Elle dit (avec un grand sourire presque sincère) : "Salut Fred, ça faisait longtemps ! Je vois que t'as changé de look, tu vas bien ?"
Je mets mon index sous mon nez pour feindre une fausse moustache et dit : "Fred est parti par là." J'indique la direction du bol de cacahuète posé à côté de moi.
- Arrête tes conneries, pourquoi tu ne m'as pas appelée ?
- J'étais occupé à euh... en fait, si tu veux...
Là je pense fort à Soso : Soso je t'en prie, viens à mon secours, libère moi de cette grosse pute !
Ah putain ! Je l'ai dit tout haut !
samedi 1 novembre 2008
Une rencontre singulière
Je tiens un verre de vodka/pastis/whisky à la main. Je sors sur le balcon pour me fumer une clope. J'ai laissé mes compagnons à l'intérieur, Romain tente de réanimer Clément qui s'est battu avec un porte-manteau (il s'est juste cogné).
Un type est là, accoudé sur le bord du balcon. Il est tout maigre, vêtu d'un t-shirt moulant. Il me lance un sourire un peu pervers avant de cracher dans la rue.
Je dis : "Tu pourrais viser un passant au moins." Je bois une gorgée de mon mélange qui me brûle méchamment les lèvres.
Il rit et me répond : "Je crache sur le clochard juste en dessous depuis un quart d'heure. Il dort pour le moment."
- Moi, c'est Fred.
- Moi, c'est Anus.
- C'est ton nom de scène ?
- Mon nom commercial.
- Tu fais quoi ?
- Je traîne au bois de Boulogne, ramassant les capotes usagées que je revends à des déglingués qui veulent en boire le contenu. Quand je trouve pas de capotes usagées, j'en fais moi-même. C'est très lucratif.
- Je connaissais pas cette filière. C'est de la même catégorie que les "soupeurs" ?
- Ouais, en général les types qui font affaire avec moi sont les mêmes que ceux qui mettent des morceaux de pain dans les pissotières pour les manger en fin de journée.
Romain débarque à ce moment là : "Qui ça, moi ?"
Clem et Soso apparaissent à leur tour. Soso dit : "Romain a essayé de toucher mes seins !"
- C'est pas vrai, c'était pas moi, c'était Clément. Et c'étaient pas tes seins, c'étaient tes fesses. Et là tu te demandes... comment je peux le savoir puisque c'était pas moi. Je te répondrai ceci : "je suis un homme... je suis un homme... quoi de plus naturel en somme ?"
Sur quoi il se précipite à l'intérieur et saute par-dessus un divan pour se dissimuler, mettant malencontreusement son pied dans le visage d'une fille.
Soso se lance à sa poursuite et se jette elle aussi par-dessus le divan, le bras plié pour que Romain se prenne un méchant coup de coude osseux dans les côtes.
Anus dit : "Ils ont l'air sympas tes amis."
- Ouais, parfois ils aiment bien s'afficher.
Je vois soudain Adrien qui émerge de la foule et se jette à son tour sur Soso et Romain.
Clem dit : "Bon ben je vais leur donner un coup de main alors... Rock'n'Roll !"
Et il disparaît à son tour.
Soudain, une tête connue fait son entrée.
Un type est là, accoudé sur le bord du balcon. Il est tout maigre, vêtu d'un t-shirt moulant. Il me lance un sourire un peu pervers avant de cracher dans la rue.
Je dis : "Tu pourrais viser un passant au moins." Je bois une gorgée de mon mélange qui me brûle méchamment les lèvres.
Il rit et me répond : "Je crache sur le clochard juste en dessous depuis un quart d'heure. Il dort pour le moment."
- Moi, c'est Fred.
- Moi, c'est Anus.
- C'est ton nom de scène ?
- Mon nom commercial.
- Tu fais quoi ?
- Je traîne au bois de Boulogne, ramassant les capotes usagées que je revends à des déglingués qui veulent en boire le contenu. Quand je trouve pas de capotes usagées, j'en fais moi-même. C'est très lucratif.
- Je connaissais pas cette filière. C'est de la même catégorie que les "soupeurs" ?
- Ouais, en général les types qui font affaire avec moi sont les mêmes que ceux qui mettent des morceaux de pain dans les pissotières pour les manger en fin de journée.
Romain débarque à ce moment là : "Qui ça, moi ?"
Clem et Soso apparaissent à leur tour. Soso dit : "Romain a essayé de toucher mes seins !"
- C'est pas vrai, c'était pas moi, c'était Clément. Et c'étaient pas tes seins, c'étaient tes fesses. Et là tu te demandes... comment je peux le savoir puisque c'était pas moi. Je te répondrai ceci : "je suis un homme... je suis un homme... quoi de plus naturel en somme ?"
Sur quoi il se précipite à l'intérieur et saute par-dessus un divan pour se dissimuler, mettant malencontreusement son pied dans le visage d'une fille.
Soso se lance à sa poursuite et se jette elle aussi par-dessus le divan, le bras plié pour que Romain se prenne un méchant coup de coude osseux dans les côtes.
Anus dit : "Ils ont l'air sympas tes amis."
- Ouais, parfois ils aiment bien s'afficher.
Je vois soudain Adrien qui émerge de la foule et se jette à son tour sur Soso et Romain.
Clem dit : "Bon ben je vais leur donner un coup de main alors... Rock'n'Roll !"
Et il disparaît à son tour.
Soudain, une tête connue fait son entrée.
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